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Lettre n° 472
du 6 février 2019
 

Nos sélections de la quinzaine

 
 

 

 


 
      THEATRE

 
 

Photo J. Stey

 
LE LIEN de François Bégaudeau. Mise en scène Panchika Velez avec Catherine Hiegel, Pierre Palmade, Marie-Christine Danède.
Ils sont assis à table, Christiane s’active. La visite de son fils Stéphane se déroule comme toujours. Elle parle, elle parle, il n’écoute pas. Depuis longtemps, les propos de sa mère l’ennuient. La dispute a commencé avec le problème du fromage, une obscure histoire de « stérilisation » au Carrefour City, quelle barbe ! Stéphane est écrivain. Sa mère ne lit pas ses romans, non par désintérêt mais parce qu’elle a peur de ne pas les comprendre. Cela, son fils intello ne l’admet pas. Elle a travaillé dans les « PTT ». Question géographie, elle est incollable, mais la littérature…
Stéphane s’est échappé de sa famille de français moyens de province pour vivre sa vie à Paris et l’écart s’est creusé. Sa mère est impuissante à lui faire comprendre que seul l’amour compte. Il aimerait qu’elle s’intéresse à lui, à ce qu’il fait. Il voudrait qu’elle lise ses ouvrages, qu’elle les commente et, surtout, qu’elle le félicite pour voir sa propre fierté briller dans le regard maternel.
La discussion s’envenime. Stéphane devient méchant. ... (Lire la suite).

 


Photo Christophe Raynaud de Lage - coll-CF

 

LES OUBLIÉS (Alger - Paris). Texte et mise en scène Julie Bertin et Jade Herbulot - Le Birgit Ensemble. Scénographie Alice Duchange. Avec Sylvia Bergé, Éric Génovèse, Bruno Raffaelli, Jérôme Pouly, Serge Bagdassarian, Nâzim Boudjenah, Danièle Lebrun, Elliot Jenicot, Pauline Clément.
2019. Un petit comité se réunit dans la salle des mariages de la mairie. Judith Benhaïm, Maire du 18e arrondissement de Paris, a confié la logistique de la cérémonie à Antoine Meursault, responsable de l’intendance et à Gérard Colin, technicien des lieux. Madame la maire marie Karim Bakri, fils d’une mère française et d’un père algérien et Alice Legendre de parents français divorcés. Sa mère vit à l’étranger et son père, Maurice, est viticulteur dans le midi. À la mort de son frère et de sa belle - sœur, Maurice a recueilli Paul, son neveu, témoin de Judith. Guy Cassar, témoin du marié, a été le professeur de droit constitutionnel de Karim et de Judith à l’Université.
Judith salue la diversité sociale, religieuse et culturelle qui les rassemble. Au cours de la soirée, pendant que les techniciens luttent contre une fuite d’eau, les liens qui unissent les convives à l’Algérie se révèlent. ... (Lire la suite).


 


Photo Jean-Claude Hermaize

 

LE CANARD À L’ORANGE de William Douglas Home. Adaptation Marc-Gilbert Sauvajon. Mise en scène Nicolas Briançon assisté de Pierre-Alain Leleu avec Anne Charrier, Nicolas Briançon, François Vincentelli, Alice Dufour, Sophie Artur.
Animateur à la BBC, Hugh Preston est un infidèle chronique même s’il se plaint de toutes ces dames qui lui tombent dans les bras ! Très patiente jusqu’ici, sa femme Liz vient de donner un coup de canif dans leur contrat de mariage vieux de quinze ans. Le vendredi soir, Hugh la contraint de lui avouer sa liaison avec le beau John Brownlow, héritier belge d’une famille richissime. Elle précise qu’elle part le lendemain avec son amant pour l’Italie et qu’elle souhaite divorcer.
N’importe quel mari, furieux d’être trompé, réagirait très mal à cette révélation mais Hugh, mis au courant de la liaison probable de sa femme par Patricia, sa secrétaire, a eu le temps de réfléchir. Non seulement il donne son accord pour divorcer mais il annonce à Liz qu’il prend tous les torts à sa charge. En revanche, il lui demande de recevoir Patricia et John durant le week-end. Il a évidemment une idée derrière la tête… ... (Lire la suite).


 


Photo Pascal Gely


 

DÉJEUNER CHEZ WITTGENSTEIN de Thomas Bernhard. Traduction Michel Nebenzahl. Mise en scène Agathe Alexis. Avec Yveline Hamon, Anne Le Guernec, Hervé Van Der Meulen.
La salle à manger viennoise d’une famille bourgeoise. Dene, l’aînée, met la dernière main à la préparation de la table. Elle est heureuse de la venue de son frère Ludwig même si celui-ci, interné dans un hôpital psychiatrique, n’a qu’une permission de sortie. Ritter, sa sœur cadette, est contre cette sortie. Elle ironise sur le nombre de ces visites ratées et sur le cérémonial domestique désuet de sa sœur pour un frère qui les détestent.
A table, entourés des portraits des anciens, les retrouvailles sont éclaboussées par les frustrations qui ont jalonné leur enfance, les espoirs de réussite déçus pour Ludwig mais surtout sa haine envers une famille qu’il rejette. Rien n’a bougé dans la maison alors qu’il aurait voulu ne rien retrouver, et ces portraits qui le fixent lui sont insupportables. Dene, toute à l’affection qui la lie à son frère, fait l’impossible pour le gâter et lui être agréable. .... (Lire la suite).


 


Photo Frederic Cussey


 

LE BOIS DONT JE SUIS FAIT de Julien Cigana et Nicolas Devort. Mise en scène Clotilde Daniault. Avec Julien Cigana et Nicolas Devort.
« Je t’ai pas choisi. On n’est pas obligé de s’aimer. ». Famille, je vous déteste tant parfois… Comment trouver ses propres marques, reconnaître son amour pour la compagne enfin trouvée, accepter l’irruption de l’enfant à naître, surtout quand on est affligé d’un père tyrannique, rageur, agressif, sourd à tout ce qui diffère de son intransigeance ? Tristan, le fils cadet, représente le trublion dans un faux équilibre petit-bourgeois, tristement banal. Il n’a pas « réussi » en métier, mariage, paternité. Mireille, la mère, douce, attentive, est l’élément perturbateur, parce qu’elle se sait sur les rives de la mort, rêve d’océan infini, elle qui a tout absorbé comme une éponge souriante, sans faire de vagues. « Je crois que ma mort sera plus belle que ta vie », dit-elle sans hargne à Jacques, son mari, avant de partir dans le grand sommeil. Jacques pérore et éructe, immisce la dispute dans chaque rencontre avec Tristan et ses rêves d’évasion écolo. Stanislas, l’aîné, est débordé dans le tourbillon sans joie de son quotidien. Pas de dialogue, que des sourds-muets. ... (Lire la suite).


 


Photo Pauline Le Goff

 

QUI VA GARDER LES ENFANTS ? Conception Nicolas Bonneau et Fanny Chériaux. Co-mise en scène Gaëlle Héraut. Avec Nicolas Bonneau.
 « Moi, je ne suis pas misogyne. Mais chacun doit rester à sa place, non ? ». Tout est dit de billions de mâles et de millénaires de domination sur l’autre moitié du ciel. Ainsi débute le propos qui pourrait n’être qu’un catalogue de poncifs sans complexes, si ne se déroulait dès lors un récit en double spirale. D’un côté, Caroline, « amour de sa vie » que l’auteur déserte abruptement, tant il est jaloux dès le lycée de l’aura « politique » de son amie. De l’autre, en une prose poétique aussi haletante que la course de la fugitive, le parcours de libération de Christiane Taubira. « Elle court, elle court avec son enfant serré dans ses bras vers le fleuve Maroni. » Ainsi Nicolas Bonneau fait vivre devant nous la mauvaise conscience qui l’a presque rongé jusqu’à ce projet d’aller interroger des femmes politiques, des plus prestigieuses jusqu’à la moins connue, sur leur quotidien de femmes dans un monde quasi exclusivement masculin, arc-bouté sur son pré carré et bien décidé à leur en refuser l’accès.
Le comédien s’invite chez Yvette Roudy et son franc-parler bougon, Ségolène Royal en mal de chaussures et d’image de marque, qui renvoie dans ses buts Michel Rocard, chez Margaret Thatcher la « Dame de fer » sans scrupule. ... (Lire la suite).


 


Photo Celine Nieszawer


 

LOCALEMENT AGITÉ de Arnaud Bedouet. Mise en scène Hervé Icovic avec Anne Loiret, Lisa Martino, Thierry Frémont, Nicolas Vaude, Arnaud Bedouet, Guillaume Pottier.
Yves habite et entretient la maison familiale depuis le décès de son père Antoine, quatre ans plus tôt. En véritable gardien d’un sanctuaire, il n’a déplacé aucun objet, les derniers feuillets rédigés par son père, physicien nobélisé, sont encore sur le bureau. Il a convoqué ses frères Clément, Pierre et Boris, sa sœur Marie et Jeanne, sa belle-sœur, dans le but de disperser enfin les cendres paternelles. Né un 29 février, Antoine a expressément demandé que celles-ci soient répandues à cette date, et par un vent de sud - est, afin qu’elles s’envolent vers l’océan. Pas simple, surtout quand on sait qu’un vent de sud - est souffle rarement l’hiver !
Tout le monde arrive avec plus ou moins de retard selon ses habitudes de locomotion et son caractère. Ils ne se sont pas vus depuis longtemps. Dans l’attente de l’horaire fatidique et du vent idoine, chacun évoque qui des soucis financiers, qui un divorce mal vécu ou une prochaine séparation. ... (Lire la suite).



 
      EXPOSITIONS ET SITES

 
 


Photo Bridgeman Images

 

FERNAND KHNOPFF. Le maître de l’énigme. Il a fallu attendre près de quarante ans pour revoir à Paris une rétrospective consacrée au grand maître belge de la peinture symboliste. Khnopff naît en 1858 dans le château familial de Grembergen et passe sa petite enfance à Bruges, où son père est magistrat. Il gardera un souvenir nostalgique de cette ville morte, sur le déclin. Délaissant ses études de droit, il se lance dans la peinture et rejoint le cercle des XX, constitué par l’avant-garde bruxelloise dont font partie Octave Maus, James Ensor, Guillaume Vogels et Théo Van Ryssenberghe. Dès la première exposition du cercle des XX, un scandale éclate. Ensor accuse Khnopff de plagiat. En effet son tableau En écoutant du Schumann (1883) est trop ressemblant à celui d’Ensor La Musique russe (1881). Les deux peintres resteront brouillés toute leur vie. Très individualiste, cela importe peu à Khnopff qui va voyager. Il admire Titien, Rembrandt, Delacroix ou Moreau, qu’il découvre à Paris. Il se rapproche des préraphaélites comme Burne-Jones et Rossetti, ses aînés, et des artistes de la Sécession Viennoise comme Gustav Klimt avec qui il travaillera. Sa peinture imaginative et rêveuse emprunte à la littérature fin-de-siècle la plupart de ses sujets. Mallarmé, Rodenbach, Verhaeren le guident dans sa quête d’une autre réalité.
Le parcours de l’exposition, thématique, est conçu dans une scénographie qui s’inspire de la maison atelier qu’il avait fait construire en 1902, dans le style Art nouveau, selon ses plans, dans la campagne bruxelloise. Ce « temple du moi », où peu de gens était admis, est aujourd’hui détruit. ... (Lire la suite).

 
 


Photo © Tatewaki Nio

 

GÉOMÉTRIES SUD. Du Mexique à la Terre de Feu. Cette exposition fait dialoguer tous les domaines de la création et met à l’honneur les liens et correspondances visuels qui unissent artistes, peuples, cultures, rites et symboles. L’accent est mis sur la richesse et la variété des motifs, couleurs et figures dans l’art latino-américain, de l’art populaire à l’art abstrait, de la céramique à la peinture corporelle, en passant par la sculpture, l’architecture ou la vannerie.
Rassemblant près de 250 œuvres de plus de 70 artistes, il n’est pas possible d’en rendre compte d’une manière exhaustive. Nous ne mentionnerons donc que les plus marquantes et, en premier lieu, la salle de bal réalisée par l’architecte bolivien d’origine Aymara, Freddy Mamani. Il a construit une de ces salles aux tons éclatants et vifs avec une profusion de motifs géométriques et des lustres fantaisistes. Des photos et une vidéo montrent quelques-unes de ses réalisations spectaculaires en Bolivie.
Dans la grande salle du rez-de-chaussée, ce sont deux architectes paraguayens, Solano Benitez et Gloria Cabral, lauréats du Lion d’or à Venise en 2016, qui ont construit une œuvre monumentale formée de panneaux de briques brisées et de béton, assemblés à la façon d’un château de cartes. ... (Lire la suite).

 

 
 
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