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Lettre n° 611
du 5 mars 2025
 

Nos sélections de la quinzaine

 
 

 

 


 
      THÉÂTRE

 
 


Photo Irina Japaritze



 

JE SERAI TOUJOURS LÀ POUR TE TUER de Sophie Tonneau. Mise en scène Catherine Perrotte et Sophie Mayer. Chorégraphie Sophie Mayer. Avec Sophie Tonneau et Yves Comeliau.
Sur scène, Sophie Tonneau, l’auteure de ce texte délicieux, est Hélène. Elle a fui les bruits de la capitale pour se réfugier à la campagne mais ne tarde pas à s’y morfondre. Déprimée, elle songe au suicide mais la peur de souffrir la retient. Elle songe alors à faire appel à un tueur à gages en passant une petite annonce.  Il officierait à sa place au moment opportun. Aussitôt pensé, aussitôt fait. Simon se présente. Voyageur impénitent, il en a vu d’autre mais il est tout de même surpris par l’accueil d’Hélène et s’insurge lorsqu’elle commence par lui expliquer qu’elle l’engage pour la distraire: «Je pensais être l’homme à tout faire d’une vieille qu’on abandonne l’été et vous me demandez de faire le bouffon» ! Elle lui livre alors l’unique raison de l’annonce, son intention de se donner une mort de luxe sans souffrir, avant la fin de l’été. Mais s’offrir les bons offices d’un tueur sans connaître ni le jour ni l’heure est très angoissant ! Pourquoi ne pas négocier un délai, le temps de s’habituer à l’inéluctable? Gagner du temps, se connaître un peu mieux. Il sera toujours là pour la tuer… ... (Lire la suite).





 


Photo Guirec Coadic


 

ON AURAIT DÛ ALLER EN GRÈCE … De Pierre-Marie Mosconi. Mise en scène Anne Bourgeois en collaboration avec Richard Bessis. Avec Daniel Russo, Ariane Séguillon, Marie-Ange Casta, Michel Ferracci, Frédéric Poggi, Clémence Lassalas, Benjamin Baffie.
C’est la première fois que Christian et Marie-Christine Rousselot dérogent à la routine de passer leurs vacances en Grèce. Une villa en Corse, gracieusement mise à leur disposition par leurs amis Laroche, avec piscine et vue sur mer, cela ne se refuse pas. L’arrivée est un peu troublée par un accrochage avec une vache esseulée mais bon… Leur fille qui devait passer ses vacances à Saint-Tropez vient de se faire larguer par son petit copain. Quant au fils, il s’apprête à dévoiler une grande nouvelle à ses parents, celle du genre qui ne fait pas du tout plaisir auxdits parents. Ils s’installent lorsque Serena, une jeune voisine autochtone et très enceinte, vient leur souhaiter la bienvenue et croyait rencontrer Laroche. Sa venue est suivie de près par deux pieds nickelés dûment cagoulés et armés jusqu’aux dents. Cette intrusion va définitivement jeter aux oubliettes la perspective des barbecues et bains de soleil et faire regretter, surtout à Marie-Christine, de ne pas avoir choisi la Grèce comme d’hab. ... (Lire la suite).








 


Photo Lot


 

DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE. Texte de LM Formentin d’après le discours éponyme d’Étienne de la Boétie. Mise en scène Jacques Connort. Avec Jean-Paul Farré.
Avec truculence, Jean-Paul Farré «s’assoit sur le trône», au sens propre et néanmoins trivial, tout en exprimant sa perplexité devant le pouvoir injustifié du tyran. Le ton est donné, celui d’un dialogue fictif avec le public pris à partie de l’argumentation tant historique que morale et juridique. Un seul homme dressé contre des millions d’asservis ordinaires, il y a matière à s’étonner d’une relation si disproportionnée, non? À la suite d’Étienne de la Boétie, il y a quatre siècles, de Machiavel ensuite, on s’interroge donc sur les raisons de la servitude volontaire. Nature humaine, circonstances historiques, soif du pouvoir, instincts pervers, violence ordinaire, tout concourt à  laisser s’installer au sommet de la tyrannie les êtres les plus vils.
«Voyez-vous le paradoxe? Le tyran est seul, c’est lui qui est seul! Comment se fait-il que tous se soumettent à un seul, quand ce devrait être l’inverse?»
Jean-Paul Farré, dans un soliloque éblouissant de verve, nous entraîne dans la danse du fou lucide qui met en évidence, par ses questions et ses indignations, la vérité malmenée sans vergogne et la veulerie individuelle et collective. Avec force clins d’œil sans équivoque sur ce qui motive les guerres et les tyrans qui les suscitent à leur exclusif profit, il illustre ce répertoire des indignités consenties par des exemples tirés de l’Histoire jusqu’à notre actualité contemporaine.... (Lire la suite).








 


Photo Pascal Gely


 

OBLOMOV d’après Ivan Gontcharov. Adaptation LM Formentin. Mise en scène Jacques Connort. Avec Alexandre Chapelon et Yvan Varco.
Un lit en chaos de draps au milieu d’une chambre en désordre. Oblomov y sommeille, s’agite, pétri de rêves et de cauchemars. À ses côtés, veilleur fidèle, le vieux serviteur Zakhar se hâte avec lenteur vers les ordres que lui jette cet insupportable adolescent prolongé, dont l’existence est un long fleuve de procrastination, d’imaginaire avorté, de colères infantiles. Il manifeste en tout une mauvaise foi presque désarmante tant elle révèle une immaturité issue de l’enfance et de l’asphyxie maternelle. Incapable de travail, de rythmes, de discipline, il brosse un tableau truculent des personnages de la société ambiante à laquelle il a voulu définitivement s’arracher. Il se condamne ainsi à une irrémédiable solitude au bord de la ruine financière, amoureuse et mentale, faute de prendre en main ses affaires malmenées par un intendant escroc, et la gestion du quotidien de son corps et de ses amours. Entre larmoiement, récriminations et despotisme rageur à l’égard de son valet, il clame son refus d’allégeance à l’ordinaire des hommes. «Je vais me lever, me laver, écrire à...», le refrain se heurte au sempiternel «je verrai cela demain, la semaine prochaine, plus tard». Avec quelques éclaircies touchantes, lorsqu’Oblomov et Zakhar évoquent, avec force rires et larmes, le temps de l’enfance au domaine campagnard. ... (Lire la suite).








 
      EXPOSITIONS ET SITES

 
 


Photo IMAV Editions/Sabam Belgium 2024




 

NADIA LÉGER. Une femme d’avant-garde. Nadia Petrova, N. Khodossievitch, N. Khoda, N. KH., Wanda Petrova, Wanda Grabowska, H. Xogacebur, N. Petrova Léger, N. Léger et bien d’autres signatures sont celles d’une seule et même artiste que nous appellerons Nadia Léger (1904-1982). Est-il étonnant que cette artiste d’exception soit oubliée ? Trois mariages, le deuxième étant avec Fernand Léger dont elle partage la vie de 1928 à 1955, une multitude de styles, successivement ou en même temps, un engagement absolu avec le parti communiste français et surtout être à l’ombre de Léger, cela ne facilite pas la reconnaissance. La présente exposition remédie à cet oubli avec de nombreuses œuvres de Nadia et de ses contemporains. Tout au long du parcours, on remarque qu’il n’y a aucune œuvre de Nadia prêtée par une institution. Toutes appartiennent à des collections privées. Nadia est-elle absente de nos musées ?
Le parcours de l’exposition est à la fois thématique et chronologique. Il commence par la présentation d’une cinquantaine de tableaux de personnalités russes, de Lénine à Brejnev, de Tolstoï à Chagall en passant par Marx et Staline et en y ajoutant Maurice Thorez. D’emblée on prend conscience de l’engagement politique de son auteur.
Viennent ensuite ses premières peintures réalisées à l’âge de quinze ans à Smolensk, dans sa Biélorussie natale, où elle intègre le Palais des arts créé par le nouveau pouvoir soviétique pour apprendre le dessin. On voit ainsi un Autoportrait figuratif au fusain et un Presse-papier cubiste ou suprématiste à l’huile. Déjà le mélange des genres.
En 1921, elle arrive à Varsovie et s’inscrit à l’École des Beaux-Arts tout en côtoyant l’avant-garde polonaise. De cette période nous avons des portraits au fusain (vers 1921-1922) et des tableaux suprématistes, dont une élégante Jeune fille suprématiste (vers 1921-1922), qui s’inscrit dans la lignée du «réalisme cubo-futuriste» de Malevitch, l'un des premiers inspirateurs de Nadia.
En 1925 elle arrive à Paris avec son époux, le peintre polonais Stanislas Grabowski, avec lequel elle aura sa fille Wanda, et s’inscrit au cours d’Amédée Ozenfant à l’Académie Moderne. Cependant ce n’est pas Ozenfant mais Fernand Léger qu’elle a remarqué en Pologne, en feuilletant la revue L’Esprit nouveau. Séparée de Grabowski elle débute une liaison avec celui-ci et rejoint ses cours à l’Académie Moderne en 1928. Comme lui elle veut contribuer à l’élaboration d’un art social, se déployant aussi bien dans la peinture de chevalet que sur les façades des bâtiments. ... (Lire la suite).




 


Photo musée d’Art Moderne de Paris


 

MODIGLIANI / ZADKINE. Une amitié interrompue. Amedeo Modigliani (Livourne, 1884 -Paris, 1920) et Ossip Zadkine (Vitebsk, 1888 – Neuilly-sur-Seine, 1967) arrivent à Paris, l’un après l’autre, en 1906 et 1910. Le sculpteur et le peintre qui voulait devenir sculpteur se rencontrent en 1913. Une amitié sincère naît entre les deux artistes qui partagent alors le «temps des vaches maigres» comme l’écrira Zadkine dans ses souvenirs. Cette amitié est féconde sur le plan artistique, comme on le constate dans le parcours de cette exposition, mais brève car interrompue par la Première Guerre mondiale. Tandis que Zadkine s’engage comme brancardier en 1915, avant d’être gazé et d’entamer une longue convalescence, Modigliani abandonne la sculpture pour la peinture sur les conseils de marchands. Après de brèves retrouvailles au sortir de la guerre, leurs voies divergent de nouveau jusqu’à la mort prématurée de Modigliani à l’âge de 35 ans. Néanmoins Zadkine n’oubliera jamais son ami, gardant précieusement le portrait qu’il fit de lui en 1913 et contribuant à sa gloire posthume.
Le parcours en cinq sections retrace les étapes de cette amitié. Il commence par la confrontation d’œuvres des deux artistes, tant en peinture qu’en sculpture. Le rapprochement de la Tête de femme (1911-1913), en calcaire, de Modigliani avec la Tête héroïque (1909-1910), taillée dans le granit, de Zadkine, est tout à fait pertinent. De même les sculptures étirées de Zadkine, telles Hermaphrodite (1914) ou Éphèbe (1918) s’accordent bien avec les têtes allongées avec de longs cous de Modigliani (Femme au ruban de velours, vers 1915).
Tout autour de deux sculptures de Zadkine, la section suivante compare des peintures et dessins des deux amis. La ressemblance dans la représentation de nus et autres personnages par les deux artistes est absolument frappante.
Bien entendu il n’y a pas que Modigliani et Zadkine à Montparnasse. ... (Lire la suite).


 

 
 
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