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Lettre n° 635
du 1er avril 2026
 

Nos sélections de la quinzaine

 
 

 

 


 
      THÉÂTRE

 
 

Photo Christophe Raynaud de Lage



 
L’ORDRE DU JOUR. De Éric Vuillard. Mise en scène Jean Bellorini. Avec la troupe de la Comédie-Française Laurent Stocker, Julie Sicard, Jérémy Lopez, Baptiste Chabauty.
Sur le parquet, vingt-quatre paires de chaussures identiques. Elles symbolisent les vingt-quatre gros bonnets de l’industrie et de la finance allemands qui entrent à pas feutrés dans le palais du président du Reichstag, Hermann Goering. Le but de cette invitation ? «Passer à la caisse» pour financer la campagne en vue des élections du 5 mars, ce dont ils vont tous s’acquitter. Ce 20 février 1933, le premier pas «cordial» vers l’enfer est posé. Les pontes de Krupp, BASF, Bayer, Agfa, Opel, IG Farben, Siemens, Allianz, Telefunken … ont signé leur complicité et leur compromission avec le régime nazi. Ils ne sont pas les seuls. À l’instar du singe qui n’a rien vu, rien dit, rien entendu, les grandes démocraties semblent absentes. Personne ne se sent concerné, comme Halifax et sa politique d’apaisement, ou Daladier et Chamberlin qui signent le traité de Munich. Schuschnigg, le chancelier autrichien, ne peut empêcher l’Anschluss. Et les grands pontes de l’industrie allemande pourront, en toute quiétude, louer les déportés aux multiples camps de la mort pour le bon fonctionnement de leurs entreprises.
Les 150 pages du livre d’Éric Vuillard, Prix Goncourt en 2017, offrent une vision magistrale de la montée du nazisme.
Jean Bellorini reprend le texte avec juste quelques coupes. Les comédiens ne sont que quatre pour camper tous les acteurs du plus grand bluff de l’histoire et leur formidable savoir-faire s’impose. ... (Lire la suite).








 

Photo Laurent Champoussin



 
BOVARY MADAME. D’après Gustave Flaubert. Texte et mise en scène Christophe Honoré. Scénographie Thibaut Fack. Avec Harrison Arévalo, Jean-Charles Clichet, Julien Honoré, David Rao, Stéphane Roger, Ludivine Sagnier, Marlène Saldana, Vincent Breton, Nathan Prieur, Emilia Diacon, Salomé Gaillard.
Une piste de cirque, des gradins et un grand écran occupent la scène. Avec des gestes calculés, la parole éloquente, Madame Loyale présente l’illusionniste, l’acrobate, le clown, la voltigeuse… et une jeune femme en robe de mariée. Emma Bovary, oui c’est bien elle. «Qu’avez-vous à répondre à ceux qui disent que vous êtes morte?», est l’entrée en matière de la représentation. Monstre aux yeux d’ange, épouse adultère? On verra cela, ajoute la meneuse. Les deux femmes ont fait un pacte. Madame Loyale a recueilli Emma. En échange, celle-ci racontera son histoire. Emma se prête au jeu, exécutera même un numéro de trapèze mais la représentation ne se déroulera pas exactement comme le souhaite Madame Loyale.
Christophe Honoré a adapté le texte à partir du célèbre roman paru en 1857, imaginé à partir d’un fait divers, qui changea la perception des romans de l’époque et donna le nom nouveau de bovarysme à cette insatisfaction romanesque vécue par l’héroïne. Qui est-elle véritablement? Fascinée par les lectures romantiques d’adolescence, Emma s’est fait une idée de la vie inaccessible. Son mariage? Une erreur fatale. Ce que Charles considère comme un caprice c’est ce vide et cette insatisfaction de son existence à laquelle elle voudrait échapper et que les amants et les dépenses somptuaires ne comblent pas.
Les épisodes sont exécutés comme des numéros de cirque par des comédiens protéiformes galvanisés par la musique. Tartes à la crème, barbes à papa, hémoglobine à l’envi et scènes sulfureuses, Christophe Honoré opte pour un spectacle résolument provocant. ... (Lire la suite).









 
      SPECTACLES

 
 

Photo Spectacles Sélection


 
A SIMPLE SPACE. Par la Compagnie Gravity & Other Myths (GOM). Création collective. Composition musicale Elliot Zoerner. Acrobates : Ashley Youren, David Trappes, Emily Gare, Georgia Webb, Hamis Mc Courty, Leann Gingras, Skip Walker-Milne. Musiciens en alternance : Mik Lavage ou Christopher Lacopetta.
Ils sont huit, garçons et filles. Parmi eux un musicien, Christopher ce soir-là. Le titre parle de lui-même. Ils ont choisi la simplicité et un espace dépouillé avec quelques lumières qu’ils allument ou éteignent en complément de celles de la régie. Ils sont naturels, sans maquillage, vêtus de pantalons courts ou longs et de polos. Leur entente et la coordination de leurs mouvements sont parfaites et indispensables pour exécuter des acrobaties où les postures rivalisent d’imagination et de difficulté. Se succèdent des figures d’ensemble ou individuelles, au son de la musique ou en silence, quand le musicien fait son show. Poiriers, pyramides, lancés, Garçons et filles se portent indifféremment. Des accessoires comme des cordes à sauter et des centaines de balles éparpillées sur scène et dans la salle sont les touches de couleurs et d’humour. Une interaction avec les spectateurs s’est très vite établie, certains sont directement assis sur scène. ... (Lire la suite).

 




 
      EXPOSITIONS ET SITES

 
 

Photo Nan Goldin




 

NAN GOLDIN. This Will Not End Well. Après Stockholm, Amsterdam, Berlin et Milan, c’est au tour de Paris d’accueillir cette rétrospective de la photographe américaine Nan Goldin (née à Washington D.C. en 1953), à travers ses diaporamas et vidéos. En effet, si Goldin voulait être cinéaste, c’est par le biais des diaporamas et aujourd’hui des vidéos qu’elle s’exprime. Cela lui permet de modifier en permanence ses œuvres. Ses diaporamas sont différents d’une projection d’un lieu à l’autre.
Depuis 1981, elle a réalisé une douzaine de diaporamas. La présente exposition en présente six, cinq dans le salon d’honneur du Grand Palais et un, gratuitement, dans la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière (métro Saint Marcel). Son scénographe, Hala Wardé, a transformé le salon d’honneur en une sorte de village où il a installé cinq structures toutes différentes, adaptées aux œuvres qui y sont présentées. Il n’y a pas de parcours imposé mais il vaut mieux suivre le plan proposé qui nous fait voyager d’une manière chronologique dans ces espaces.
Le premier diaporama, The Ballad of Sexual Dependency (1981-2022 ; 41’ 52”), rassemble plus de 700 images prises sur une longue période, montrant les différentes vies de Goldin, ses multiples relations, ses histoires d’amour, d’intimité, de beauté, de douleur et de perte. Cette œuvre, la plus connue de l’artiste, une référence dans l’histoire de l’art, est dédiée en particulier à tous ceux et celles qui sont morts pendant l’épidémie de sida.
Le deuxième diaporama, The Other Side (1992-2021 ; 16’ 44’’), présenté comme le précédent en version analogique avec le bruit des carrousels de diapositives, rend hommage aux ami-e-s transgenres de Goldin, avec qui elle a vécu et qu'elle a photographié-e-s entre 1972 et 2010.
Vient ensuite Memory Lost (2019-2021 ; 24’ 26’’) qui évoque les côtés les plus sombres de la dépendance aux drogues. Il s’en dégage une ambiance angoissante et l’impression d’être pris au piège. Pour la première fois, Goldin fait appel à des musiciens pour composer une partition.
Parallèlement à Memory Lost, Goldin travaille sur un projet miroir, Sirens (2019-2020 ; 16’ 01’’) réalisé à partir de scènes tirées d’une trentaine de films dont ceux de Clouzot. Dans cette vidéo, Goldin aborde la thématique du plaisir et de la volupté que les drogues peuvent procurer. Sirens fait écho au chant des sirènes qui menaient les marins à leur perte en les attirant jusqu’aux récifs où leurs navires se brisaient.
La dernière œuvre présentée au Grand Palais, Stendhal Syndrome (2024 ; 26’ 02’’) interroge l’intense réaction allant jusqu’à la perte de connaissance que peut provoquer la beauté écrasante de l’art, tel que la décrit Stendhal. ... (Lire la suite).





 
 
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  Spectacles Sélection
13 chemin Desvallières
92410 Ville d'Avray
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