MOBY DICK. De Herman Melville. Traduction Henriette Guex-Rolle. Lecture adaptée et interprétée par Brigitte Fossey.
Herman Melville ne put échapper à l’appel de la mer. Désireux de prendre le large, il s’engagea deux ans comme marin et entreprit le tour du monde. Cette expérience, ajoutée aux aventures racontées par les marins ou autres auteurs, lui permit de coucher sur le papier le récit à la première personne d’Ismaël, le narrateur, marin engagé sur le Pequod, le baleinier du capitaine Achab.
Une fois l’ancre levée, Ismaël réalisa que l’équipage dont il faisait partie ne s’embarquait pas uniquement pour chasser la baleine mais pour se venger d’un terrifiant cachalot blanc, surnommé Moby Dick, qui avait arraché la jambe du capitaine Achab au cours d’une chasse précédente.
On est tout de suite séduits par la traduction au plus près de la langue de Melville, précise, poétique et tragique qui livre cette épopée dont seul le conteur sortira indemne.
Tel un marin bien campé sur ses jambes, Brigitte Fossey va et vient sur scène, enjouée et pétillante. Elle-même transportée par le destin tragique du Pequod et la volonté sans faille d’un équipage à suivre son capitaine jusqu’à la mort, elle possède cet art de transmettre son enthousiasme à un auditoire absorbé par la lutte du bateau et des hommes contre les éléments, par le défi d’une pêche monstrueuse et par les assauts sans merci de la monstrueuse baleine blanche. Une belle performance. M-P P. Théâtre de Poche Montparnasse 6e.