LE LEGS. De Marivaux. Mise en scène Aurélien Hamard-Padis. Avec la troupe de la Comédie-Française: Julie Sicard, Jennifer Decker, Claire de La Rüe du Can, Nicolas Chupin, Baptiste Chabauty, Alexis Joly.
Ambiance feutrée et attentiste dans la maison de campagne de la Comtesse. Chacun vaque à ses occupations, la tête ailleurs. L’avenir d’Hortense est entre les mains du Marquis qui d’après le testament d’un parent, doit l’épouser pour toucher un legs de six millions. S’il renonce à cette union, il devra verser à Hortense deux millions en compensation. Si celle-ci, amoureuse du Chevalier, s’oppose au mariage, elle devra renoncer à cette somme.
Six semaines ont passé et le Marquis ne dit mot, Nicolas Chupin donne à voir avec talent les tergiversations qui l’agitent. Il n’a guère envie de se délester des deux millions et il ignore si son amour pour la Comtesse est partagé. Celle-ci, Julie Sicard, irrésistible, affiche une attitude pour le moins guindée. Excédée, Hortense décide de pousser l’indécis dans ses retranchements et Claire de La Rüe du Can qui l’incarne passe avec talent par tous les tourments. L’action qu’elle déclenche va être révélatrice des vœux de chacun. La jeune fille sait le Marquis amoureux de la Comtesse et elle compte se servir de cet atout avec l’aide de Lépine, valet de chambre de ce dernier, prêt à tout pour rapprocher son cœur de celui de Lisette, la femme de chambre de la Comtesse. Baptiste Chabauty déploie dans ce rôle une formidable énergie. Mais la soubrette, Jennifer Decker, parfaite, est d’un avis contraire. Veuve, sa maîtresse, généreuse à son égard, jouit de toute sa liberté. Qu’en sera-t-il si, lasse des procès qui la rongent, elle consent à se lier au Marquis?
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