Parcours en images de l'exposition

RENOIR ET L'AMOUR

avec des visuels mis à la disposition de la presse
et nos propres prises de vue

Parcours accompagnant l'article publié dans la Lettre n°638 du 13 mai 2026



Page en cours de finition. Merci de revenir plus tard.

Affiche de l'exposition
Panneau avant l'entrée de l'exposition


Cliquer ici ou sur l'image pour voir un agrandissement

 

Panneau avant l'entrée de l'exposition


Cliquer ici ou sur l'image pour voir un agrandissement

 

Panneau avant l'entrée de l'exposition


Cliquer ici ou sur l'image pour voir un agrandissement

 

Panneau avant l'entrée de l'exposition


Cliquer ici ou sur l'image pour voir un agrandissement

 

Scénographie.
 

Des années 1860 à 1880, Auguste Renoir (1841-1919) joue un rôle majeur dans l’invention de l’impressionnisme. Il s’impose aussi comme l’un des grands «peintres de la vie moderne» (selon l’expression du poète Baudelaire) aux côtés de Degas, Caillebotte, Manet ou Monet. Aujourd’hui, la puissance d’invention et la radicalité de ses œuvres immensément populaires se sont émoussées à force de reproductions, copies et détournements en tous genres. Quand nous les regardons encore, les visages heureux et les gestes tendres des figures de Renoir peuvent nous paraître sentimentaux, voire mièvres, en décalage avec notre vision désormais critique, ironique ou tragique de la modernité.

Pourtant, à travers cette iconographie singulière de couples libres, d’amis bohêmes, de conversations galantes et de déjeuners conviviaux, Renoir déploie une réflexion profonde sur son temps et sur l’amour, non pas tant comme motif, non pas seulement comme sentiment, mais comme méthode et principe pictural : la peinture comme un art du lien. Cette exposition vient réinterroger le sens de certains des plus grands chefs-d’œuvre de Renoir à l’aune de la biographie de l’artiste, des évolutions de sa technique, mais aussi des bouleversements sociaux et culturels de l’époque.

Légende.

Cartel.
 
Texte du panneau didactique.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Cartel pour le jeune public


1 - SCÈNES DE LA VIE DE BOHÈME

Scénographie

Issu d’une famille de petits artisans parisiens (son père est tailleur et sa mère couturière), Renoir, après des débuts comme peintre sur porcelaine, s’engage dans la voie du «grand art». Il se forme dans l’atelier du peintre académique Gleyre et à l’École des Beaux-Arts, mais s’en émancipe rapidement pour embrasser le réalisme de Courbet et Manet. Il choisit ses sujets dans le monde contemporain et les dépeint d’une touche franche. Dans son travail s’affirme progressivement un goût singulier pour la célébration de l’amitié et de l’amour, ainsi que pour des thèmes qu’il ne cessera d’explorer: le jeune couple, le repas, la foule ou le nu.

L’existence de l’artiste est alors marquée par ses amitiés avec d’autres peintres et par son idylle avec la jeune Lise Tréhot, devenue son modèle de prédilection et sa compagne vers 1865-1866. Pour Renoir, qui vit alors dans la précarité, l’heure est à une certaine «vie de bohême» et au rejet des normes sociales bourgeoises. Renoir et Lise ne reconnaissent pas les deux enfants nés de leur union, et leur relation, considérée comme illégitime (hors mariage), prend fin vers 1872. Pendant cette période, les œuvres qu’il envoie au Salon sont tour à tour acceptées ou refusées, et les soutiens sont rares.

 
Texte du panneau didactique.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.

Le cabaret de la mère Antony (1/2)


Cliquer ici ou sur l'image pour voir un agrandissement

 

 

Le cabaret de la mère Antony (2/2)


Cliquer ici ou sur l'image pour voir un agrandissement

 

 


2 - FÊTES GALANTES

Scénographie

Dans les années 1870, et particulièrement entre 1874 et 1877, alors qu’il participe aux expositions du groupe impressionniste, Renoir approfondit ses recherches sur la représentation des figures dans le paysage. Il peint notamment à Montmartre, quartier de Paris encore champêtre et populaire, où il loue une maison en 1876. Il fait poser ses amis et modèles dans son jardin ou au bal du Moulin de la Galette, qui lui inspire son œuvre la plus ambitieuse de la décennie.

Dans ses tableaux de couples ou de groupes, Renoir se garde de toute anecdote sentimentale ou grivoise. Il célèbre la liberté et l’égalité dans les échanges amoureux et une forme de «camaraderie» (selon les mots de son ami Rivière) entre les sexes, réactivant par-là l’esprit des fêtes galantes de Watteau et Fragonard, artistes qu’il admire.

Chez Renoir, cette vision harmonieuse des relations hommes-femmes s’offre en modèle pour l’ensemble des rapports humains, à l’heure où la société française, qui se remet tout juste du traumatisme de la défaite de 1870 et de la guerre civile de la Commune, reste marquée par de nombreuses divisions et violences sociales et sexuelles. Par son pinceau aérien et ses couleurs éclatantes, Renoir magnifie le peuple, sa résilience, ses «sentiments délicats» et ses modes de sociabilité, alors critiqués par la morale bourgeoise.


 
Texte du panneau didactique.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Cartel pour le jeune public
Scénographie
 
Légende.

Cartel.
 
Cartel pour le jeune public
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.

Vitrines - Bal du Moulin de la Galette (1/4)

 

Vitrines - Bal du Moulin de la Galette (2/4)

 
 
Vitrines - Bal du Moulin de la Galette (3/4)

 
Vitrines - Bal du Moulin de la Galette (4/4)

 


3 - RENCONTRES EN VILLE

Scénographie

Renoir a grandi au cœur de la capitale, près du Louvre, avec ses parents et ses quatre frères et sœurs. Dès les années 1860, il se fait le témoin par sa peinture des transformations de la ville, mais c’est surtout vers 1875-1880 que la vie parisienne devient pour lui une source d’inspiration majeure.

Renoir est l’un des premiers à représenter dans des formats ambitieux, qui ne sont plus ceux de la peinture de genre, des sujets comme une loge d’opéra ou une rue. Il s’intéresse en effet surtout aux espaces publics – boulevard, café, restaurant, théâtre – qui sont aussi des espaces de mixité et de séduction. À l’opposé de Manet, Degas et des écrivains naturalistes qui insistent sur la solitude ou bien le caractère transactionnel et tarifé des relations hommes-femmes, Renoir dépeint la ville comme un lieu d’heureuses rencontres et d’échanges spontanés.

L’artiste représente aussi l’intérieur de l’appartement-atelier qu’il occupe rue Saint-Georges de 1873 à 1883 et qui devient parfois un véritable salon. Entouré de ses amis et de ses modèles favoris, il réalise un ensemble de petits formats aux cadrages novateurs qui célèbrent l’art de la conversation, c’est-à-dire le plaisir de créer du lien par la parole et l’écoute.


 
Texte du panneau didactique.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
Scénographie
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
Scénographie
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.


4 - UNE PARTIE DE CAMPAGNE

Scénographie

Renoir explore le monde des divertissements en bord de Seine dès les années 1860, pour y revenir surtout la décennie suivante, se focalisant sur Chatou, le restaurant Fournaise et l’univers du canotage. Sa vision du sujet se distingue de l’imagerie populaire et de la littérature du moment, qui mettent l’accent sur le caractère débraillé voire débauché de ces lieux où l’on exhibe ses bras nus, danse, boit, chante... Chez Renoir, les corps et les convenances sociales sont relâchés mais sans excès. Dominent une douceur de vivre ainsi que la célébration du temps du loisir et des liens humains.

Le thème du repas s’affirme comme une source d’inspiration majeure pour ses compositions les plus originales, particulièrement Le Déjeuner des canotiers, son œuvre la plus complexe de la période. «Il faut de temps en temps tenter des choses au-dessus de ses forces», écrit-il alors. Le tableau se veut à la fois un manifeste moderne (personne avant lui n’a jamais représenté ce sujet dans un tel format) et une actualisation des Noces de Cana de Véronèse («le chef d’œuvre par excellence» selon l’artiste). Chez Renoir, ce banquet contemporain est une métaphore de l’harmonie sociale dont il rêve mais aussi des satisfactions sensuelles procurées par la peinture.


 
Texte du panneau didactique.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
Vitrine - Le Déjeuner des canotiers (1/4).

Vitrine - Le Déjeuner des canotiers (2/4).

 
Vitrine - Le Déjeuner des canotiers (3/4).

 
Vitrine - Le Déjeuner des canotiers (4/4).



5 - FEMMES ET ENFANTS, FRÈRES ET SŒURS

Scénographie

Les figures d’enfants sont peu présentes dans les scènes de la vie moderne de Renoir. Isolées, sans véritable parent, elles semblent interroger la notion même de famille, faisant écho à la propre situation de l’artiste. Mais ces figures personnifient aussi souvent dans ses œuvres une forme d’innocence du regard et de candeur des sentiments, vers lesquelles semble tendre toute sa peinture.

Au début des années 1880, des commandes de portraits de famille ou de fratries poussent cependant le peintre à explorer cette autre forme d’amour. Il réalise notamment ceux des enfants de son marchand Durand-Ruel et de son mécène Bérard. Malgré le cadre bourgeois de ces commandes, qui impose de la retenue, Renoir leur insuffle un sentiment d’intimité et d’affection qui tranche avec la production de l’époque. L’artiste s’intéresse aussi à la figure de la femme à l’enfant, annonçant l’image de sa compagne Aline allaitant leur fils Pierre, dont la naissance en 1885 constitue un moment charnière dans sa vie et son œuvre.

À la même période, l’artiste prend progressivement ses distances avec l’impressionnisme pour réintroduire de la stabilité et de la solidité dans sa manière de peindre, surtout après son voyage en Italie en 1881-1882.


 
Texte du panneau didactique.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
Scénographie
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.


6 - DANSEURS

Scénographie

À l’été ou à l’automne 1882, Renoir se lance dans un nouveau projet ambitieux: peindre des couples de danseurs de grandeur presque naturelle. Le sujet découle du Bal du Moulin de la Galette, avec lequel il avait introduit le thème de la danse dans la peinture impressionniste, mais aussi du Déjeuner des canotiers, où se lisait déjà une volonté de monumentalisation des figures. L’inspiration vient aussi du plaisir éprouvé par Renoir à voir sa nouvelle compagne, Aline Charigot, danser: «ta mère valsait divinement», racontera l’artiste à son fils Jean.

Après plus d’une décennie à peindre des jeunes gens se promenant, conversant, déjeunant… l’artiste les unit enfin dans la danse, ce moment de la vie publique où les corps des hommes et des femmes sont les plus proches, notamment depuis que les danses dites en «couple fermé» (valse, polka) ont remplacé les danses collectives, comme le quadrille.

L’entreprise est inédite dans l’histoire de la peinture, aucun artiste avant Renoir n’ayant représenté ce sujet dans ces dimensions et donné autant de dignité à des couples anonymes. L’ensemble représente à la fois l’aboutissement triomphal et le chant du cygne de ce thème chez l’artiste.

 
Texte du panneau didactique.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 
Légende.

Cartel.
 


7 - EMPORTÉS PAR LA FOULE

Scénographie

Après le succès du Déjeuner et des Danses, s’ouvre paradoxalement pour Renoir une période de crise qui va durer jusqu’à la fin des années 1880. Insatisfait de l’impressionnisme, il renie le travail en plein air et tente de se renouveler par le dessin. Il délaisse les sujets contemporains pour se concentrer sur des figures et des nus plus atemporels, passant du statut de peintre des idylles modernes à peintre des baigneuses. En parallèle, Renoir s’établit avec Aline et, en 1885, devient père de famille. Il a 49 ans lorsqu’il épouse la jeune femme en 1890.

Peint pendant cette période de changements, Les Parapluies est le dernier grand tableau de Renoir à sujet urbain et la dernière œuvre où s’exprime pleinement son idéal de modernité heureuse et amoureuse. Le thème lui permet d’unir les thèmes du couple, de la famille et de la foule dans une scène très dense, où les figures, les plans, les formes et les couleurs se font écho, se superposent ou s’interpénètrent. Malgré la cohue et la pluie, l’harmonie, la tendresse et la joie dominent. Une joie de vivre ensemble et d’aimer, de se sentir vivant et de jouir de la beauté du monde à chaque instant, même le plus anodin.


 
Texte du panneau didactique.
 
Légende.

Cartel.