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Affiche de l'exposition. |
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Photographie de Károly Ferenczy. |
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Entrée de l'exposition |
Aussi célèbre dans sa Hongrie d’origine qu’il est méconnu en France, Károly Ferenczy est un peintre parmi les plus singuliers du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Ni naturaliste, ni symboliste, ni nabi, ni impressionniste, mais un peu tout cela à la fois, il impose son originalité profonde à l’école hongroise et s’affirme comme une figure de proue de sa modernité. Issu d’une famille aisée, il voyage en Italie, en France, en Allemagne et se forge une solide culture européenne. Trop cosmopolite pour ne retenir que le folklore et le pittoresque hongrois dans ses œuvres, Ferenczy est aussi trop indépendant pour n’être qu’un suiveur des courants modernes qui se développent dans les capitales de l’art. Tout en étant solitaire dans sa démarche artistique, il contribue de manière décisive à créer, à Nagybánya, une colonie d’artistes qui placent la nature au centre de leur philosophie et dont le quotidien est rythmé par des excursions pour peindre en plein air. L’Antiquité et les maîtres anciens que le peintre découvre en Italie demeurent des références essentielles tout au long de sa carrière, de même qu’il conserve toujours quelque chose du naturalisme auquel il s’est rompu à l’académie Julian à Paris et du symbolisme, caractéristique de l’Europe centrale, qu’il assimile à Munich. Si ses styles évoluent à mesure que son métier s’affine, certaines thématiques traversent sa carrière de part en part: la famille, le sacré, la nature… Sophistiqué et exigeant, Ferenczy sait aussi se concentrer sur les enjeux proprement picturaux de son métier et livre des morceaux de peinture parmi les plus éblouissants de son temps.
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Texte du panneau didactique. |
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Cartel pour le jeune public. |
1 - Faire de son image un manifeste
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Scénographie |
Réunies autour d’un autoportrait, deux œuvres montrent Károly Ferenczy ajustant la pose de son modèle dans des environnements différents. Le peintre se met en scène dans un geste d’intimité créatrice et livre une part essentielle de sa démarche artistique. Les traits de l’artiste s’y révèlent par-là entre deux de ses chefs-d’œuvre, qui se répondent à la manière de pendants pour évoquer les deux principaux versants de son activité. Infatigable promeneur qui fait de la représentation du paysage en plein air l’une de ses pratiques d’élection, Ferenczy s’impose aussi comme un peintre de l’intimité familiale, des vues d’intérieur et du travail en atelier. Dans un cas comme dans l’autre, l’artiste étudie soigneusement ses cadrages et veille à ne laisser aucune pose au hasard. Le tableau représentant l’atelier de Ferenczy est à l’origine de l’un de ses plus grands succès internationaux: il lui a valu de recevoir une médaille d’or lors de la 6e Biennale de Venise en 1905.
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Texte du panneau didactique. |
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Károly Ferenczy. Autoportrait (dans l’atelier), 1903. Huile sur toile, 106,3 x 116,7 cm. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026. |
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Károly Ferenczy. Le peintre et son modèle dans la forêt, 1904. Huile sur toile, 120 × 135 cm. © Collection Barbara Czapolai. |
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Károly Ferenczy. Autoportrait (dans l'atelier), 1903. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Scénographie |
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Károly Ferenczy. Étude de tête, masque, 1885. Fusain. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Marin, 1887. Crayon et aquarelle. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Étude de tête de femme, d'après une sculpture antique, 1887. Fusain. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Étude de tête de femme italienne, 1885. Fusain. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Carnet de dessins, 1885-1886. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Carnet de dessins incluant des vues de Capri et des études de paysages d'Italie, 1887. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Scénographie |
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Panneau chronologique 1 : Un artiste en devenir
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Panneau chronologique 2 : Un artiste accompli
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Panneau chronologique 3 : Ultimes expérimentations
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2 - Des racines européennes
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Scénographie |
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Issu d’une famille originaire de Vienne et installée à Budapest, Károly Ferenczy baigne dès son plus jeune âge dans le cosmopolitisme caractéristique des élites de l’Europe centrale au XIXe siècle. Outre le hongrois, il lit aussi bien l’allemand, le français et l’anglais que l’italien. Entre Vienne et Rome, Naples et Paris, Munich et Budapest, les voyages qu’il entreprend pour se former dans les principales capitales de l’art lui permettent de développer un ancrage européen et une culture particulièrement large, sur les plans littéraire et visuel aussi bien que philosophique et historique. Ferenczy étudie les paysages, les vestiges antiques et les maîtres anciens en Italie, baigne dans le symbolisme à Munich, se laisse subjuguer par un naturalisme quasi photographique inspiré du peintre Jules Bastien-Lepage à Paris. Ces expériences et stimuli cumulés se décantent une première fois dans les œuvres qu’il réalise à Szentendre, une ville située aux abords de Budapest, sur les rives du Danube, et dans laquelle il s’installe au terme de ses voyages.
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Entrée du Temps 1 |
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Texte du panneau didactique. |
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Károly Ferenczy. Portrait d'Ede Kallós, 1889. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Départ, 1892. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Citation |
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Károly Ferenczy. Portrait de Károly Ferenczy (Freund), père de l'artiste, 1889. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Scénographie |
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Károly Ferenczy. Jeunes garçons jetant des cailloux, 1890. Huile sur toile, 119.5 × 149 cm. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026.
Par l'épure de sa composition et la sobriété d'une palette presque entièrement grise, cette toile est l'une des œuvres les plus radicales de la période naturaliste de Károly Ferenczy. Le caractère figé et la subtile mélancolie de la scène sont accentués par l’inexpressivité des visages, dont le regard se perd au loin. Une photographie montre que, à une date inconnue, probablement insatisfait du résultat, Ferenczy avait repeint et dissimulé le garçon ramassant un caillou. Il a toutefois été redégagé par des restaurateurs depuis, rééquilibrant le coin inférieur gauche du tableau. |
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Version à deux figures, repeinte par l'artiste, du tableau Garçons se baignant (été) (1902), photographie argentique sur papier gélatineux, SZM - Musée de Beaux Arts - KEMKI ADK. © Musée des Beaux-Arts de Budapest - Institut de recherche en histoire de l’art d'Europe centrale (KEMKI). |
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Károly Ferenczy. Jeunes filles cultivant des fleurs,1889. Huile sur toile, 110 × 110 cm. Collection particulière. Photo Tibor Master.
Ce premier tableau exécuté sur la véranda de la maison de Károly Ferenczy à Szentendre est une ode au charme juvénile des figures féminines, à la délicatesse des fleurs et à la simplicité tranquille de la vie de province. Sous des dehors poétiques se cache toutefois une recherche picturale poussée autour des harmonies d’une palette sourde et restreinte, ainsi qu’un audacieux essai de composition. Le contraste d'échelle entre les modèles et l'écrasement de la perspective est subtilement rééquilibré par la structure géométrique de la terrasse. Le refus de narration et l'absence de communication entre les deux femmes amplifient le singulier lyrisme de la scène. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Károly Ferenczy. Les Jardiniers, 1891. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Avec Les Jardiniers, Károly Ferenczy propose un pendant masculin aux Jeunes Filles cultivant des fleurs qui se trouvent dans la même salle. Présentée dans un intérieur dépouillé et une frontalité radicale, la scène est dépourvue de narration: assis sur un banc, un vieil homme rempote une plante, tandis qu'à ses côtés un garçon nous fait face, étrangement immobile, un arrosoir à la main. Un dessin préparatoire montre tout le travail d'élaboration de l'arrangement formel, soigneusement calibré. La fenêtre ouvrant sur les toits enneigés de Szentendre atténue à peine la planéité imposée par la surface du mur. La froide lumière d’hiver qui éclaire la scène est mise en valeur par une palette de gris et de bruns, égayée de rares accents colorés. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Károly Ferenczy. Étude pour «Les Jardiniers», vers 1891. Pierre noire. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Devant les affiches, 1891. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Le naturalisme que Käroly Ferenczy explore durant les années de son installation à Szentendre se caractérise par une dimension ouvertement moderne, dont cette peinture est caractéristique. Devant les affiches montre un quartier ou un faubourg de Budapest en voie d'urbanisation. Face à ce placardage de réclames et d'annonces diverses, différentes couches sociales (bonnes, bourgeois, soldats...) se côtoient sans qu'aucune tension se dessine. |
3 - Visages familiers
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Scénographie |
La cellule familiale joue un rôle essentiel dans la vie et dans l’œuvre de Károly Ferenczy, qui dépeint les différents membres de sa famille tout au long de sa carrière. Son père, collectionneur de tableaux, fut l’un des membres fondateurs de la Société nationale hongroise des beaux-arts (OMKT). Son frère aîné, Ferenc s’illustre dans l’écriture de pièces de théâtre et son épouse, Olga Fialka, est elle-même artiste avant de renoncer à sa carrière pour élever leurs trois enfants et assurer le quotidien familial. Leur fils aîné, Valér, est destiné par son père à devenir peintre à son tour. Son autre fils, Béni, se forme à la sculpture et sa jumelle, Noémi, se tourne quant à elle vers les arts textiles. Tous trois bénéficieront d’une grande reconnaissance et seront considérés comme des artistes de premier rang. Les voyages, les visites de musées et les conversations esthétiques font partie de la vie familiale. Les enfants effectuent leurs études à Munich, Paris, Vienne et Florence. En 1916, une exposition «familiale» est conjointement consacrée aux œuvres du père et de ses trois enfants au musée Ernst de Budapest.
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Texte du panneau didactique. |
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Olga Fialka. Portrait de Károly Ferenczy, vers 1884. Crayon. Szentendre, Ferenczy Museum Center.
Issu d’un milieu aisé et cultivé, Károly Ferenczy entreprend des études juridiques, avant de se consacrer à la gestion du domaine familial. C'est en 1884, accompagné de sa lointaine cousine Olga Fialka, qu'il fait en Italie un voyage qui détermine sa vocation de peintre. De quatorze ans son aînée, intellectuelle et polyglotte, Olga est déjà une peintre reconnue et accomplie. Elle lui transmet sa passion de l’art et devient son épouse en 1885. |
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Károly Ferenczy. Portrait de Bimbi (Valér Ferenczy), 1894. Huile sur toile. Szentendre, Ferenczy Museum Center. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Károly Ferenczy. Portrait de Béni Ferenczy, fils de l’artiste, 1906. Huile sur toile, 104 x 84 cm. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026. |
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Károly Ferenczy. Portrait de Noémi Ferenczy, fille de l'artiste, avec les cheveux lâchés, 1903. Huile sur toile, 102 × 64 cm. Collection particulière / Courtesy Nemes Galéria, Budapest.
En 1903, Károly Ferenczy expose une grande composition à trois figures qui le montre en compagnie de ses deux plus jeunes enfants. Pour un motif inconnu, il découpe ensuite le tableau en plusieurs parties dont la seule toujours conservée est cette toile représentant Noémi à 12 ou 13 ans. Ferenczy lui attache une grande importance: il la garde non seulement près de lui dans son atelier, mais la présente aussi au Salon national de Budapest en 1903, à l'Exposition universelle de Saint Louis (États-Unis) en 1904 et l'envoie même à San Francisco pour une exposition en1915. |
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Károly Ferenczy. Portrait de Valér Ferenczy avec un Samovar, 1902. Fusain. Collection Antal-Lusztig.
Profondément assoupi, Valér est âgé de 17 ans lorsque son père le dessine dans cet intérieur, aux côtés d’un imposant samovar (ustensile d'origine russe qui sert à préparer et servir le thé). En plus d'embrasser à son tour la carrière de peintre, Valér joue par la suite un rôle capital pour entretenir la mémoire de son père. Il lui consacre en 1934 une importante monographie, qui a longtemps fait office d'ouvrage de référence, et rapporte notamment que les deux seules sources d'intérêt qui animaient Károly Ferenczy étaient son art et sa famille. |
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Károly Ferenczy. Portrait d'Olga Fialka, épouse de l'artiste, 1894. Fusain. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Les portraits intimes des membres de la famille, d'amis et de collègues artistes de Károly Ferenczy occupent une place importante dans son corpus dessiné. Ce portrait de son épouse est caractéristique d'un pan de sa production qui joue des tons subtils du fusain pour retenir une physionomie et une facette de la personnalité de ses modèles sur le papier. Dans les portraits qui émergent ainsi sur des fonds sombres, l'esthétique bichrome, sensiblement incolore, sert une approche psychologisante des sujets. |
4 - Munich : l'éveil symboliste
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Scénographie |
Károly Ferenczy quitte Szentendre en 1893 pour Munich, où il réside avec sa famille jusqu’en 1896. Ce séjour est un tournant dans l’œuvre du peintre, qui s’ouvre aux inspirations bibliques et mythologiques. Il modifie sa technique et s’éloigne de la facture minutieuse des années précédentes. À la lumière unifiée des toiles naturalistes succèdent l’ombre et l’incertitude du crépuscule. Le paysage prend une place de plus en plus importante: Ferenczy fait de la forêt son nouveau terrain d'expérimentation. Plus grande que nature, la représentation d’Adam frappe par sa frontalité. Entouré d’animaux sauvages, le premier homme selon la tradition biblique s’éveille à la conscience et à la beauté de la Création. Dans la monographie qu’il consacre à son père, Valér Ferenczy décrit cette œuvre comme l’image du propre éveil du peintre à la nature. Cette communion avec le paysage est au cœur de son Autoportrait et du Chant d'oiseau. Mystérieuses et sensorielles, ces œuvres convoquent l’ouïe, mais aussi la vue. Le nouveau regard que Ferenczy porte sur le monde est celui d’un symbolisme aussi envoûtant qu’énigmatique.
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Texte du panneau didactique. |
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Károly Ferenczy. Adam, 1894 -1895. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Chant d’oiseau, 1893. Huile sur toile, 106 × 78 cm. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026.
Ce tableau emblématique de Károly Ferenczy inaugure sa période munichoise. Par sa conception et sa palette, il est le pendant du tableau symboliste Orphée, qui se limite également aux verts et aux rouges. Après sa période naturaliste, Ferenczy se tourne vers le plein air et, dans ses toiles, met l'accent sur l'unité harmonieuse entre l'homme et la nature. Ici, seul le titre permet au spectateur de comprendre que la jeune femme enceinte, qui regarde vers le haut en enlaçant le tronc d’un bouleau, est en train d'écouter le chant d’un oiseau caché parmi les branches. Deux études de compositions présentent les tâtonnements du peintre dans l'élaboration de son œuvre. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Károly Ferenczy. Orphée, 1894. Huile sur toile, 98,2 × 117,5 cm. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026.
Cette œuvre est la seule que Károly Ferenczy réalise sur un thème mythologique. Il a pu s'inspirer du tableau de Franz von Stuck, Orphée charmant les bêtes sauvages avec sa lyre, présenté à Munich lors de l'exposition de la Sécession en 1893. Alors qu'il poursuit ses recherches artistiques, il adopte l’idée d'une fusion harmonieuse de l'homme et de la nature, question qui ne cessera de le préoccuper. Le héros mythologique, qui envoûte les bêtes sauvages par sa musique et son chant pour parvenir aux enfers et retrouver Eurydice, est un sujet de prédilection dans les arts depuis des siècles. Selon la tradition iconographique, Orphée est généralement représenté avec une lyre, mais Ferenczy place un violon entre les mains de son modèle. |
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Franz von Stuck, Orphée charmant les bêtes sauvages avec sa lyre, 1891. Musée Villa Stuck, acquis grâce à des fonds spéciaux de la ville de Munich, service culturel. © Museum Villa Stuck, Nikolaus Steglich. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Károly Ferenczy. Étude pour «Chant d'oiseau», 1893. Crayon. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Scénographie |
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Károly Ferenczy. Autoportrait, 1893. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
La frontalité de cet autoportrait emblématique de la période munichoise de Károly Ferenczy n'est pas sans évoquer un célèbre autoportrait d'Albrecht Dürer justement conservé à Munich et que je peintre a pu découvrir au cours de son séjour dans la ville. Très cultivé et érudit, Ferenczy a une connaissance profonde des maîtres anciens et il se plaît à rivaliser avec eux à différents moments de sa carrière. |
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Albrecht Dürer. Autoportrait en manteau de fourrure. Bayerische Staatsgemäldesammlungen, Alte Pinakothek. © BPK, Berlin, Dist. GrandPalaisRmn. |
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Károly Ferenczy. Jardin à Garmisch, 1895. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Károly Ferenczy. L'Adoration des mages, 1895. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Károly Ferenczy maîtrise les codes de la peinture religieuse grâce à son étude approfondie des maîtres anciens. Cette Adoration des mages évoque d'autant plus la Renaissance que le peintre a conçu lui-même un encadrement directement inspiré des retables italiens qu'il a pu découvrir au cours de ses voyages au sud des Alpes. |
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Károly Ferenczy. Madone, étude pour «L'Adoration des mages», 1895. Pierre noire. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Étude pour «Chant d'oiseau», 1893. Crayon. Musée des Beaux-Arts de Budapest, musée Kiscell - Galerie municipale. |
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5 - Nagybánya, un atelier à ciel ouvert
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Scénographie |
Dans les années 1890, de nombreux artistes d’Europe centrale rompent avec les circuits officiels des académies et salons pour s’installer à la campagne et pratiquer leur art plus librement. Pris dans cette tendance, Károly Ferenczy s’installe à Nagybánya avec ses amis Simon Hollósy, István Réti, Béla Iványi Grünwald ou János Thorma. Dans cette petite ville minière qui se trouve aujourd’hui en Roumanie, ils fondent une colonie d’artistes placée sous le signe du travail en plein air, de la vie collective et de la rupture avec la tradition. Le mouvement prend de l’ampleur, jusqu’à compter une cinquantaine de membres. Opérant un parallèle avec l’école française, un journal hongrois s’interroge en 1896: «Et si Millet, Corot et Manet, peintres français mondialement connus, ont répandu grâce à leur art une lumière somptueuse sur toute la grande France depuis la petite ville de Barbizon, pourquoi une peinture belle, forte, saine et en tout point hongroise mais toujours de qualité européenne ne pourrait-elle pas se développer à Nagybánya».
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Texte du panneau didactique. |
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Károly Ferenczy. Chevaux (Ambiance du soir), 1899. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Projet d'affiche I, 1897. Tempera sur toile. Szentendre, Ferenczy Museum Center. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Scénographie |
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Károly Ferenczy. Le Sermon sur la montagne I, 1896. Huile sur toile, 135 x 201 cm.
Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026.
Oscillant entre les registres sacré et profane, ce tableau est un véritable manifeste des principes artistiques de la colonie de Nagybánya. Károly Ferenczy transpose un épisode de la vie du Christ dans le paysage de Nagybánya et dépeint des membres de sa famille ou des artistes parmi l'assistance, signe du fort sentiment communautaire qui unit la colonie et de sa proximité avec la nature. De l'armure médiévale aux vêtements contemporains, les modes de toutes époques sont convoquées pour suggérer un moment hors du temps. Au-dessus de la tête de Jésus, une auréole dorée est à peine visible.
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Károly Ferenczy. Le Sermon sur la montagne II, photographie d'archive avant que le tableau soit découpé, publiée dans Dezsö Malonyay, A fiatalok, Budapest, 1906l. |
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Entrée du temps 2 |
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Cartel pour le jeune public. |
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Károly Ferenczy. Couverture du catalogue de la première exposition des peintres de Nagybánya au palais des Expositions [Mücsarnok] de Budapest, 1897. Lithographie. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Les excursions en plein air pour aller peindre des paysages sur le motif rythment le quotidien des artistes à Nagybánya. On les voit ici cheminant entre des arbres et emportant avec eux tous leurs instruments de travail. L'esthétique particulière de cette peinture et la présence de lettres s'expliquent par le fait qu'il s’agit d’un projet pour une affiche. Cette image sert en effet à faire la promotion de la première exposition collective des peintres de Nagybánya, qui est organisée à Budapest à la fin de l’année 1897. |
6 - Sacré
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Scénographie |
Présente dans l’œuvre de Ferenczy dès sa période munichoise, l’iconographie sacrée prend de l’importance après son installation à Nagybánya. Selon les témoignages de ses contemporains, Ferenczy n’était pas croyant. Son intérêt pour les sujets bibliques s’explique sans doute par son approche singulière de l’art, située à la jonction du naturalisme et du symbolisme. Le soleil ou le paysage se voient investis de connotations sacrées par les récits qu’ils accompagnent et la synthèse de ces différents registres n’est pas sans évoquer une conception panthéiste de la nature qui est largement répandue en Europe centrale à la fin-de-siècle. Le sacré serait ainsi partout dans la nature et il ne serait pas plus étonnant de voir les rois mages cheminer dans les forêts de Nagybánya que d’y assister au sermon de Jésus sur le flanc d’un vallon. L’intensité des drames humains qui se jouent dans la Bible semble avoir particulièrement intéressé Ferenczy. Dans plusieurs œuvres, il traite des relations familiales, le plus souvent des relations père-fils ou de la complexité des liens fraternels.
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Texte du panneau didactique. |
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Károly Ferenczy. Le Sacrifice d'Abraham, 1901. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Intégré aux liturgies juive, chrétienne et islamique, le sacrifice d'Abraham relate l’histoire d’un père auquel Dieu ordonne de sacrifier son fils, Isaac. Obéissant, Abraham est sur le point de s’exécuter lorsqu'un ange surgit pour arrêter son geste. C'est ce moment du récit que Károly Ferenczy représente, sans que sa composition comporte aucun des attributs religieux habituellement associés aux protagonistes. Un bélier, absent sur le tableau, est finalement sacrifié à la place d'Isaac, Dieu n'ayant voulu qu'éprouver la foi d'Abraham. |
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Károly Ferenczy. Joseph vendu par ses frères, 1900. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
L'histoire de Joseph est relatée par l'Ancien Testament. La scène représentée par Károly Ferenczy montre Joseph en train d'être vendu par ses frères jaloux à des marchands d'esclaves. Cet épisode est très rarement traité par les artistes. Certains y voient une métaphore du destin de l'artiste: un individu solitaire et vulnérable, en proie au rejet et au mépris d’une foule qui ne le comprend pas. Ferenczy fait ici poser son fils aîné Valér pour représenter Joseph, et Isaac dans Le Sacrifice d'Abraham peint un an plus tard. On voit à l'arrière-plan la rivière Zazar, qui traverse Nagybánya. |
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Károly Ferenczy. Les Rois mages, 1898. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Scénographie |
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Károly Ferenczy. La Déposition de croix, 1903. Huile sur toile. Musée départemental de Tärgu-Mures, Roumanie.
Cette œuvre est l’une des plus singulières et accomplies que Károly Ferenczy crée à Nagybánya. Lors d'une exposition rétrospective consacrée au peintre en 1903, elle est accrochée à côté du Chant d'oiseau de la période munichoise pour proposer une synthèse symbolique du commencement et de l'aboutissement de sa démarche artistique. Le moment où Jésus est descendu de la Croix est ici baigné d’une lumière solaire qui redouble la portée sacrée de l'évènement. Marie-Madeleine semble s'étirer dans un geste d'éveil auquel le sujet de l’œuvre donne une importance religieuse capitale.
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Károly Ferenczy. Le Fils prodigue I, 1907. Huile sur toile. Collection particulière. |
7 - József Kiss, un poète à Nagybánya
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Scénographie |
József Kiss, un poète à Nagybánya
Aujourd’hui peu connu, József Kiss (1843-1921) est un poète hongrois dont l’œuvre est parcourue par les thématiques de l’amour, du voyage, de l’histoire hongroise et de l’identité juive. En 1896, Kiss se rend à Nagybánya afin de proposer aux artistes qui s’y trouvent de participer à l’illustration d’une édition particulièrement luxueuse de ses poèmes. Károly Ferenczy, Simon Hollósy, Béla Iványi Grünwald, János Thorma et István
Réti acceptent. Ferenczy retient douze poèmes, pour lesquels il réalise quatorze dessins et peintures. Dans ses illustrations, très graphiques par leur esthétique, l’expression naturaliste et tonale des scènes de la vie quotidienne se combine avec des accents décoratifs propres à l’Art nouveau (formes végétales, courbes, etc.). Iványi Grünwald réalise vingt-deux illustrations pour le recueil, Hollósy en livre cinq, Réti seize et Thorma quatre. La présentation de l’ouvrage en novembre 1897 est à l’origine de la première exposition publique du collectif de Nagybánya à Budapest.
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Texte du panneau didactique. |
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Simon Hollósy. Révolution, 1896. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Simon Hollósy est l’un des peintres les plus influents de la colonie de Nagybánya. Il séjourne à Munich lors de ses années de formation et, pour protester contre l'enseignement traditionnel des académies, y ouvre un atelier où il enseigne lui-même. Eux-mêmes originaires des environs, ses amis István Réti et János Thorma l'invitent à passer l'été 1896 à Nagybánya pour y peindre avec ses étudiants, et ce séjour apparaît rétrospectivement comme le moment de création de la colonie artistique qui s’y est installée. |
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István Réti. Le Vieux Job, 1896. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Souvenir de Naples, 1896. Fusain, 63,5 x 41 cm. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026.
Avec son atmosphère profonde, son lyrisme tranquille et son pouvoir de synthèse, ce dessin illustrant un poème de József Kiss est considéré par Istvan Genthon, biographe de l'artiste, comme l'ancêtre du dessin contemporain hongrois. Ce poème qui évoque Naples, écrit en 1885, lui rappelle son séjour dans la ville, ses nombreux dessins de paysages, de cités et de ruines antiques du sud de l'Italie, ainsi que l'île de Capri représentée ici au loin. Ce dessin au fusain s'inspire sans doute des premiers vers de ce poème élégiaque, dont l'évocation d'un cortège funèbre traite par ailleurs de la mort. |
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Scénographie.
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Károly Ferenczy. Portrait de József Kiss, 1896. Huile sur carton entoilé. Szentendre, Ferenczy Museum Center.
Issu d'une famille juive et d'extraction modeste, József Kiss est destiné par ses parents à devenir rabbin. Il mène une existence précaire, enseignant l'hébreu et travaillant dans une maison d'édition, pour la presse ou une compagnie d'assurances. Il publie des poèmes en parallèle de ces métiers alimentaires et se fait remarquer pour la première fois en 1875 avec sa ballade poétique Judit Simon. |
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Károly Ferenczy. Hommes juifs en prière (La Belle Madame Bató), 1896. Fusain. Budapest, Musée et archives juifs hongrois. |
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János Thorma. Judit Simon I, vers 1896. Fusain. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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János Thorma. Judit Simon II, 1896. Fusain. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Prélude, 1896. Pierre noire. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. La Chanson de la couturière, 1896. Pierre noire. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Mademoiselle Agathe, 1896. Pierre noire. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Daphnis et Chloé l (L'Antiquité), 1896. Huile sur carton. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Daphnis et Chloé II, 1896. Fusain.
Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
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István Réti. L'Histoire de la machine à coudre, 1896. Fusain. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Béla lványi Grünwald. Oh, pourquoi si tard..., 1896. Fusain. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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8 - Le peuple de Nagybánya
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Scénographie |
Károly Ferenczy réalise plusieurs toiles qui montrent les habitants de Nagybánya et leurs traditions populaires, sans pour autant tomber dans l’illustration anecdotique du folklore hongrois. Il inscrit dans le paysage des paysans, des bûcherons ou des tziganes saisis dans leurs activités quotidiennes. Ses confrères nagybaniens Béla Iványi Grünwald, Oszkár Glatz ou János Thorma font de même. Lorsqu’ils s’installent dans la ville, le travail dans les mines représente la principale source d’emploi pour les habitants. Ils font aussi bien poser ces derniers que les membres de leur propre famille pour réaliser leurs plus grandes compositions, mais se servent aussi mutuellement de modèles. Les artistes qui séjournent à Nagybánya et y prennent leurs habitudes, conservent leur résidence principale à Budapest et demeurent des citadins «étrangers» aux yeux de la population locale.
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Texte du panneau didactique. |
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Károly Ferenczy. Jeune Paysan ruthène. 1899. Huile sur toile. Pécs, musée Janus-Pannonius, Hongrie. |
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Károly Ferenczy. Paysage de printemps avec la colline des fleurs (Nagybánya), 1898. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Les Tsiganes I, 1901. Huile sur toile, 122 x 122 cm. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026.
Les artistes de la colonie de Nagybánya ont fréquemment sollicité des Tsiganes pour servir de modèles à leurs compositions. La population tsigane de la ville contribue ainsi au travail des peintres tout en s’assurant un gagne-pain. En représentant dans son tableau des éléments tels que des cartes, un violon ou une poule, Károly Ferenczy retient les stéréotypes attachés aux Tsiganes. Il ne lui importe toutefois pas d'aborder la dimension sociale de son sujet, mais bien de traiter la problématique picturale liée à la primauté du bleu roi au sein de la composition. |
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Scénographie |
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Béla lványi Grünwald. Au milieu des sommets, 1901. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Béla Iványi Grünwald intègre à l’un des lieux de randonnée les plus fréquentés (Izvora) un groupe de personnes vêtues de costumes du XVIIe siècle. Parmi celles qui fredonnent ou chantent au son du violon d'une bohémienne accroupie, une figure féminine est sur le point de danser, vêtue d’un costume hongrois. Les contemporains de cette œuvre pouvaient identifier les modèles: Makray, le maire de Nagybánya, le peintre Iván Komoróczy ou la femme de l'artiste, Irén Biltz. Plutôt qu'une troupe de théâtre en plein air, cette œuvre traduit la préoccupation de Grünwald pour le rendu des couleurs automnales, des longues ombres portées et des reflets dorés de la lumière du soleil. |
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Károly Ferenczy. Le Retour des bûcherons, 1899. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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János Thorma. Paysan écossant des pois, 1910. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Oszkár Glatz. La Prière matinale des mineurs, 1896. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Cette œuvre est le premier tableau important réalisé par Oszkár Glatz, un élève de Simon Hollósy. L'instant poignant de la prière collective, une tradition vieille de plusieurs siècles qui précède la descente des ouvriers dans la mine, est renforcé par une lumière matinale pénétrante. La topographie du lieu est identifiable et l'artiste attache également de l'importance à représenter avec exactitude l'inscription qui figure à l'entrée de la mine, les vêtements et l'équipement des mineurs. Glatz est emblématique d'un courant plus ethnographique qui existe également parmi les peintres de Nagybánya, mais qui ne semble pas avoir intéressé Károly Ferenczy. |
9 - Peindre au soleil
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Scénographie |
A rebours du naturalisme ou des notes de symbolisme qui teintent sa première période, Károly Ferenczy évolue vers un chromatisme puissant et une touche simplifiée qui atteignent leur aboutissement dans son travail de plein-air à Nagybánya. Ce pan de sa carrière est appelé période «plein soleil». Les tableaux que réalise alors l’artiste réservent un rôle clef à la lumière solaire. La meilleure manière de représenter l’effet du soleil sur un paysage devient la problématique centrale de son art, qui se concentre sur des sujets d’extérieurs tels des baigneurs, des paysages purs ou des loisirs de plein-air. Il expérimente beaucoup à cette fin, alternant les formats de ses toiles pour retenir des proportions de support qui lui semblent idéales et pratiquant tant la peinture à l’huile que la tempera pour envisager différents effets de matière. C’est en déclinant cette question de la lumière solaire que Ferenczy réalise certains de ses principaux chefs-d’œuvre, tels Au sommet de la colline (1901) et La Femme Peintre (1903) qui sont accrochés dans cette salle.
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Texte du panneau didactique. |
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Károly Ferenczy. Autoportrait au soleil, 1900. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Károly Ferenczy se représente à toutes les périodes de sa carrière et il peut sembler révélateur que l’autoportrait qu’il réalise en 1900 le montre ébloui par la lumière solaire. Le peintre est alors presque exclusivement préoccupé par la figuration du soleil et de son effet sur le paysage. Palette et pinceaux à la main, il doit froncer les sourcils pour discerner sa toile, située à l'emplacement même du regardeur.
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Károly Ferenczy. La Colline Jókai I, 1905. Huile sur toile. Szentendre, Ferenczy Museum Center. |
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Károly Ferenczy. Soirée de mars, 1902. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Au sommet de la colline, 1901. Huile sur toile, 110 × 141,5 cm.
Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026.
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Károly Ferenczy. La Femme peintre, 1903. Huile sur toile, 136 × 129,6 cm. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026.
La Femme peintre est une œuvre emblématique de la maturité du peintre. Károly Ferenczy est alors guidé par un principe de «picturalité pure». Sa volonté de représenter une unité entre l’homme et la nature se double d’un intérêt pour l'intensité du soleil, l'harmonie joueuse entre ombre et lumière, et pour le rapport de la couleur bleue à son environnement. Ici, le sujet est tiré de la réalité quotidienne de Nagybánya. Les élèves - parmi lesquels de nombreuses femmes - de l'école libre créée par Ferenczy et ses amis apparaissent avec leurs toiles dans différents lieux de la ville. Le modèle du tableau n'est toutefois pas une peintre, mais une femme de mineur qui réapparaît dans d’autres œuvres du peintre. |
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Károly Ferenczy. Fête de mai, 1906. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Scénographie |
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Károly Ferenczy. Ruisseau II, 1907. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Chevaux dans l’eau, 1896. Huile sur toile, 116 × 97 m. Collection particulière / Courtesy Ernst Gallery, Budapest. Photo Tibor Mester. |
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Scénographie |
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Károly Ferenczy. Soirée d’été, 1904-1905. Huile sur toile, 102,5 x 135,5 cm. Collection particulière / Courtesy Judit Virág Gallery, Budapest. Photo Tobor Master. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Károly Ferenczy. Matinée ensoleillée, 1905. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Károly Ferenczy. Jeunes Garçons se baignant (été), 1902. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Baignade du soir, 1906. Huile sur toile, 110 x 94 cm. © Antal-Lusztig Collection, Debrecen / Courtesy Deri Museum. Photo Tihamér Lukács. |
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Károly Ferenczy. Garçons se baignant (été), 1902. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
À Nagybánya, la rivière Zazar, les fossés des moulins et les ruisseaux qui dévalent des collines offrent de nombreux lieux de baignade. Károly Ferenczy inaugure ici sa période «plein soleil» et dissout les formes par des jeux d'ombres et de lumières qui modifient les couleurs en plaçant, dans un environnement naturel, des figures en mouvement: des garçons pataugeant dans un ruisseau. Pour capter cet instant matinal, l'artiste travaille d'après une photographie. Tout en conservant l'unité de la scène, les reflets violet, jaune, rouge et vert des peaux nues témoignent de sa compréhension des méthodes impressionnistes. |
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Károly Ferenczy. Église (Nagybánya), 1903. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Károly Ferenczy. Projet d'affiche III, 1903. Huile sur toile. Musée d'histoire de Budapest, musée Kiscell - Galerie municipale. |
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Károly Ferenczy. Affiche de l'exposition rétrospective de Ferenczy au Salon national de Budapest, 1903. Lithographie. Musée d'Histoire de Budapest, musée Kiscell - Galerie municipale. |
Pour sa rétrospective au Salon national, à l'automne 1903, Károly Ferenczy emprunte ses meilleures œuvres aux collections publiques et privées qui en recèlent. Il conçoit l'affiche de l'exposition, qui sert également de couverture au catalogue. Il ménage un équilibre remarquable entre le titre calligraphique, qui paraît composé de larges coups de pinceau, l'emblématique église réformée et les toits des maisons qui se fondent dans la colline. La reprise d'Église, peint au cours de l'été 1903, paraît un choix surprenant au regard d'autres tableaux plus spectaculaires. L'ensemble permet de suivre le processus de réduction du tableau au projet d'affiche, très graphique, puis à l’impression en deux couleurs. |
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10 - Le corps en scène
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Scénographie |
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À partir de 1906, après avoir obtenu un poste de professeur à l’École supérieure des beaux-arts de Budapest, Ferenczy revient au travail en atelier pour réaliser des nus ou des sujets urbains, comme ses tableaux représentant le monde du cirque (acrobates, lutteurs…). Les séries des nus et du cirque s’articulent autour du même problème artistique séculaire qu’est la représentation des corps. Alors même que cette facette de son travail est souvent négligée au profit de ses seuls paysages, la beauté et le corps humain en tant que sujets de peinture ont joué un rôle important dans l’art de Ferenczy. À mesure qu’il avance en âge, il se concentre de plus en plus sur l’interprétation et le renouvellement de traditions picturales remontant à la Renaissance. Ses nus engagent ainsi un dialogue avec Titien, Vélasquez ou Courbet. En tant que familier du monde du théâtre, du cirque, du music-hall et du sport, Ferenczy étudie particulièrement les corps et mouvements des athlètes après 1910.
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Entrée du temps 3. |
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Texte du panneau didactique. |
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Károly Ferenczy. Nu féminin sur fond rouge, 1912. Huile sur toile, 91 x 150 cm.
Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026. |
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Károly Ferenczy. Jeune Femme tsigane, dormant, 1915. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Lutteurs III, 1912. Huile sur toile. Szentendre, Ferenczy Museum Center. |
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Scénographie |
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Károly Ferenczy. Paresse, 1908. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Károly Ferenczy. Nu féminin sur fond vert I, 1911. Huile sur toile, 117, 5 x 145 cm. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026. |
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Károly Ferenczy. Jeune Femme tsigane, vers 1916. Huile sur toile.
Musée d'Histoire de Budapest, musée Kiscell - Galerie Municipale.
La femme représentée de dos contemple son double, évoquant la longue tradition des Vénus au miroir de l'art occidental. Pour sa part, la figure assise semble se situer non seulement dans un autre espace, mais aussi dans un autre temps - presque une autre dimension. Les bras levés, signe d'abandon sensuel, sont récurrents chez Károly Ferenczy, tout comme la présence simultanée de différents espaces, niveaux de réalité et contenus philosophiques qui s’y rattachent. Inspirée par la culture classique du peintre et ses constructions picturales complexes, Jeune Femme tsigane peut être considérée comme un condensé de l'œuvre de Ferenczy, alors gravement malade.
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Károly Ferenczy. Athlètes, 1915. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Acrobates, 1913. Huile sur toile. Musée d'Histoire de Budapest, musée Kiscell - Galerie municipale. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Károly Ferenczy. Étude pour «Lutteurs sur fond bleu II», 1912. Fusain. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
11 - La Pietà, dernier tableau sacré
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Scénographie |
Sa Pietà est le dernier tableau religieux de Károly Ferenczy. L’artiste le présente à la 11ème Biennale de Venise, en 1914, ainsi qu’à Budapest, au palais des Expositions, en 1915. Il la considère comme l’une de ses œuvres les plus importantes, avant de la découper pour une raison inconnue. Il n’en demeure que trois fragments, une photographie d’archive et des études préparatoires. Le naturalisme extrême du corps du Christ et le fond sombre et homogène, caractéristique de la dernière période de l’artiste, forment un contraste saisissant. En 1915-1916, Ferenczy lutte contre la maladie et projette une seconde Pietà, qui restera inachevée. Les dessins réalisés par l’artiste pour cet autre tableau montre qu’il se distinguait principalement de la première version par la présence d’un ange qui tient une palme.
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Texte du panneau didactique. |
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Károly Ferenczy. Marie et Madeleine (fragment de «Pietà»), 1913-1914. Huile sur toile. Szentendre, Ferenczy Museum Center. |
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Károly Ferenczy. Christ mort (fragment de «Pietà»), 1913-1914. Huile sur toile.
Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
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Károly Ferenczy. Pietà, 1913-1914. Photographie d'archive avant que le tableau ne soit découpé, publiée dans Elek Petrovics, Ferenczy Károly, Budapest, 1943. |
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Károly Ferenczy. Étude pour «Pietà»,1913-1914. Fusain et crayon. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Étude pour une Pietà non réalisée, 1915-1916. Crayon, encre de Chine et lavis. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Étude pour une Pietà non réalisée, 1914-1916. Crayon, encre de Chine et lavis. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Étude pour «Pietà», 1914-1916. Crayon, encre de Chine et lavis. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Étude pour une Pietà non réalisée, 1914-1916. Crayon, encre de Chine et lavis. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
12 - Ferenczy portraitiste
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Scénographie |
Le portrait occupe une place prépondérante dans la production de Károly Ferenczy: il correspond à plus d’un cinquième de son œuvre, qui compte environ quatre cents tableaux dans l’ensemble. Outre ses célèbres autoportraits, les portraits de Ferenczy les plus connus sont ceux des membres de sa famille ou de ses amis. Ces tableaux à l’atmosphère intime témoignent d’un intérêt profond pour les subtilités de la nature humaine.
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Le cercle d’amis de l’artiste est notamment représenté ici par le double portrait du peintre de Nagybánya d’origine espagnole Cézár Herrer et son épouse. Il a aussi répondu à des commandes de nombreuses personnalités hongroises, écrivains, journalistes ou collectionneurs et c’est ainsi tout le milieu dans lequel il baigne qui ressort de cette galerie de portraits. Ses dessins et caricatures comptent également certains des portraits les plus virtuoses ou drôles qu’il ait réalisé. |
Texte du panneau didactique.
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Károly Ferenczy. Nature morte à la statue de Verrocchio et à la coupe d’albâtre, 1904. Huile sur toile. Miskolc, musée Ottó Herman, Hongrie.
Károly Ferenczy aime jouer de citations pour animer les arrière-plans de ses portraits, proposant ainsi de véritables constructions où une image se cache dans une autre. Cette pratique est déjà courante à la Renaissance. Ferenczy semble s'en servir comme d’un clin d'œil, par exemple ici avec le moulage d’après la sculpture de l’un des plus grands maîtres de la Renaissance italienne, Andrea del Verrocchio. |
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Károly Ferenczy. Portrait de Dezso Malonyai, 1904. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Double portrait (Noémi et Beni Ferenczy),1908. Huile sur toile, 142 × 155 cm. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026.
Ce tableau, peint à Nagybánya en 1908, représente les jumeaux d'Olga Fialka et Käroly Ferenczy, nés en 1890: Noémi, qui sera plus tard une grande artiste textile, et Béni, qui deviendra l’un des sculpteurs hongrois les plus célèbres de son temps. Les effets de silhouette et de relief produits par un fond clos, sombre et quasi homogène, sont caractéristiques de la dernière période de Ferenczy. Béni, à l'apparence très moderne, porte un pull en tricot. Il tient son bras gauche dans la même pose arrondie que certaines sculptures antiques que Ferenczy cite à plusieurs reprises dans ses œuvres. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Scénographie |
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Károly Ferenczy. Triple Portrait (les enfants de l'artiste), 1911. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Károly Ferenczy. Paysage de printemps, 1905. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Károly Ferenczy. Roses, vers 1906. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Károly Ferenczy. Portrait de Paula Ernst, épouse de Vilmos Grünwald, 1908. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Cézar Herrer et son épouse (étude), 1904. Huile sur toile. Musée d'Histoire de Budapest, musée Kiscell - Galerie Municipale. |
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Károly Ferenczy. Portrait de Béla Lázár, 1907. Fusain. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Cet exceptionnel portrait au fusain représente un critique d'art, qui se remémore ainsi sa séance de pose pour Károly Ferenczy: «Je me suis assis sur son ottomane, nous avons discuté, mais ses yeux étaient aux aguets et, à travers ses lunettes, j'ai senti leur puissance brûlante tandis qu'il palpait les formes de mon visage, me brûlant partout où ils me touchaient. Les jours passaient, il travaillait un peu, puis il détruisait ou déchirait le papier, incapable de me saisir, incapable de pénétrer derrière les formes. [...] Une fois, j'avais un catalogue d'exposition dans la main, je le tournais nerveusement [...]. Il a trouvé ce qu'il cherchait. Alors j'ai dû rester comme ça [...].» |
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Károly Ferenczy. Portrait de Pál Szinyei Merse, 1910. Huile sur toile. Musée départemental de Târgu-Mures, Roumanie.
Pál Szinyei Merse est un illustre artiste hongrois dont la renommée grandit en 1896, lorsque certaines de ses œuvres, parmi lesquelles le célèbre Pique-nique en mai (1873), influencent les jeunes artistes du cercle de Nagybánya. Bien qu'ils ne soient pas de la même génération, Károly Ferenczy et lui s'estiment et leur manière de peindre des paysages n'est pas sans similitudes. Directeur de l'École supérieure des beaux-arts de Budapest, Szinyei Merse y nomme Ferenczy professeur en 1905. Les deux hommes sont des habitués du Café Japán, considéré comme un lieu central de la vie artistique et littéraire de Budapest, la capitale hongroise. |
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Pál Sinyei Merse. Pique-nique en mai © Musée des Beaux-Arts de Budapest - Galerie nationale hongroise. |
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Scénographie |
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Károly Ferenczy. Portrait de József Lukács, 1905. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
À partir des années 1910, József Lukács, éminent financier et directeur de banque, est un promoteur très actif de la peinture hongroise moderne. Son salon est fréquenté par d’illustres invités, mais il soutenait aussi de jeunes écrivains, artistes musiciens (tel Béla Bartók) ou savants talentueux. Lukács entretient des liens d'amitié avec Károly Ferenczy et Elek Petrovics, le directeur du musée des Beaux-Arts, à Budapest. La riche collection d'art de sa villa comprend, entre autres, des tableaux de József Rippl-Rónai et de Pal Szinyei Merse ainsi que cinq œuvres de Ferenczy. |
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Károly Ferenczy. Portrait de Suzanne Veszprémy, épouse de Gyula Rickl, 1898. Fusain. Collection particulière. |
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Scénographie |
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Károly Ferenczy. Caricature de József Rippl-Rónai, vers 1908. Crayon. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Peintre hongrois qui demeure aujourd'hui le plus connu du public français, József Rippl-Rónai (1861-1927) est un artiste nabi qui a réalisé certaines des œuvres les plus emblématiques de la modernité en Europe centrale. Il rencontre Cézanne, Gauguin ou Toulouse-Lautrec lors de ses années parisiennes et noue une amitié avec le sculpteur Aristide Maillol. Károly Ferenczy et lui se disputent entre les lignes le rôle de figure de proue de |a modernité hongroise. |
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Károly Ferenczy. Auto-caricature, 1900. Crayon. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Si Károly Ferenczy est connu pour être de nature réservée et introvertie, son œuvre graphique comprend pourtant un nombre relativement élevé de caricatures, représentant en premier lieu ses collègues, ses élèves hongrois et étrangers, ainsi que des personnalités publiques de Nagybánya. II ne s'épargne pas lui-même et se représente ici en train de jouer au tennis. |
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Károly Ferenczy. Caricature de Lajos Hatvany, 1916. Crayon. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. |
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Károly Ferenczy. Caricature de Rezsó Bálint, vers 1910. Crayon. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise.
Rezsó Bálint est un peintre hongrois qui fut l'élève de Béla Iványi Grünwald et Károly Ferenczy à Nagybánya entre 1906 et 1908. |
13 - Derniers paysages
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Scénographie |
Bien qu’installé principalement à Budapest à compter de 1906, Károly Ferenczy conserve sa maison et son atelier à Nagybánya, où il continue d’effectuer des séjours réguliers. Ferenczy, qui pratique plusieurs sports, partage son amour de l’équitation avec sa famille et peint, à plusieurs reprises, ses enfants à cheval. Si l’on se réfère à sa correspondance, le tir à l’arc fait partie de leurs activités sportives à partir de 1905. Les paysages qu’il réalise dans ce dernier temps de sa carrière se démarquent des précédents par une nouvelle palette et une atténuation de la lumière solaire. Il continue à effectuer de longues excursions ou des chevauchées familiales et s’emploie dorénavant surtout à restituer les couleurs délicates des variations d’une atmosphère tantôt couverte, tantôt ensoleillée. Cette subtilité nouvelle, proche des recherches des peintres nabis, tranche avec ses œuvres précédentes et joue de vibrations chromatiques aux tonalités sourdes pour mieux apprivoiser les couleurs les plus vives.
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Texte du panneau didactique. |
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Károly Ferenczy. Le Mur rouge IV, 1910. Huile sur toile, 31 × 31 cm. Collection particulière / Photo Tibor Mester. |
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Károly Ferenczy. Les Archers, 1911. Huile sur toile, 64 x 77, 5 cm. Musée des Beaux-Arts de Budapest – Galerie nationale hongroise. © Galerie nationale hongroise - Musée des Beaux-Arts, Budapest, 2026. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Scénographie |
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Károly Ferenczy. Maison forestière de Gutin, 1908. Huile sur toile. |
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Károly Ferenczy. Après-midi ensoleillée, 1901. Huile sur toile. Musée du Danube à Komarno. |
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Cartel pour le jeune public. |
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Károly Ferenczy. Le mur rouge II, 1910. Huile sur toile. |
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Cartel pour le jeune public. |