Parcours en images et en diaporama de l'exposition

FERNAND KHNOPFF
Le maître de l'énigme

avec des visuels mis à la disposition de la presse,
et nos propres prises de vue


Parcours accompagnant l'article publié dans la Lettre n°472 du 6 février 2019


Légendes en cours de finition. Merci de revenir plus tard.

Entrée de l'exposition
Entrée de l'exposition

LE MAÎTRE DE L'ÉNIGME

Fernand Khnopff (1858 -1921) est un des maîtres du symbolisme européen. Proche d’artistes préraphaélites comme Burnes-Jones et Rossetti et d’artistes de la Sécession Viennoise comme Klimt, sa peinture imaginative et rêveuse emprunte à la littérature fin-de-siècle la plupart de ses sujets. Mallarmé, Rodenbach, Verhaeren et l’étrange figure du Sâr Péladan l’ont accompagné et guidé dans sa quête d’une autre réalité.
Né dans un milieu bourgeois, Khnopff passe sa petite enfance à Bruges. L’atmosphère de cette « ville morte» l’a profondément marqué et lui inspire quelques–unes de ses plus belles compositions. Il sait également restituer la beauté silencieuse et intemporelle des paysages de Fosset, dans les Ardennes belges. Après des études de droit, Khnopff se fixe à Bruxelles et devient le portraitiste attitré de la bonne société. Il est aussi un remarquable interprète de la beauté féminine et choisit comme modèle quasi-exclusif sa soeur Marguerite dont il met en valeur la haute silhouette androgyne. Etranger à l'agitation du monde, il ne renonce pas à ses innovations, comme la photographie dont il fait un usage raffiné et moderne. Certaines œuvres sont confrontées ici à celles de ses contemporains comme Demachy ou à des photographes plus récents comme Sugimoto.
L'exposition du Petit Palais, réalisée grâce au concours exceptionnel des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, est la première rétrospective parisienne consacrée à Khnopff depuis quarante ans. Elle présente l’œuvre d’un peintre secret et solitaire qui avait conçu sa maison de Bruxelles, qu'évoque la scénographie de l'exposition, comme un « temple du moi ».



 

Texte du panneau didactique
 
Citation
Chronologie
Chronologie (début)
Chronologie (fin)
1 - Le castel du rêve
Scénographie
LE CASTEL DU RÊVE

 
Panneau didactique
 
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Fernand Khnopff (1858-1921). Du silence, 1890, pastel sur papier. Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles. Crédit : Photo J. Geleyns / Art Photography.
 
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Scénographie
 
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2 - Paysages de Fosset
Scénographie
Paysages de Fosset

Khnopff a passé de nombreux étés à Fosset, dans les Ardennes belges où sa famille possédait une propriété. Tout au long de sa carrière, il a peint ces « étendues roses de bruyère et jaunes de fougère et vertes de genêt » dans des tableaux de petit format, vraisemblablement exécutés « sur le motif », en pleine nature. Il peint des sites de proximité : le pont à l’entrée du village, l’allée de sapins aux troncs rectilignes, les miroirs d’eaux qui préfigurent ses vues de Bruges. Il s’intéresse aux phénomènes atmosphériques qui modifient sa perception des lieux et des choses, laquelle évolue également en fonction des heures du jour. Dans ces paysages aux tonalités sourdes, il met rarement en scène des personnages, à quelques exceptions près comme dans Fosset, un soir. Ces paysages sont moins des transcriptions de la réalité que des projections personnelles par lesquelles l’artiste révèle son profond pessimisme, son goût pour l’introspection et pour la solitude. Le grand écrivain belge Émile Verhaeren appréciait particulièrement ce pan de l’oeuvre de Khnopff et pensait que la pratique de l’art du paysage pouvait lui permettre de garder le contact avec le réel : « Depuis ses débuts jusqu’à cette heure, Fernand Khnopff a traité le paysage. Nous espérons qu’il ne l’abandonnera jamais, surtout aujourd’hui qu’il s’enfonce dans le grand rêve. La nature doit lui servir de rappel à la réalité, sans cesse, sinon il est à craindre qu’il ne fasse un oeuvre incomplet. »



 

Texte du panneau didactique
 
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Fernand Khnopff (1858-1921). À Fosset, l’entrée du village, 1885, huile sur toile. Collection particulière. Crédit : DR.
 
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Scénographie
 
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Fernand Khnopff (1858-1921). Un hortensia, 1884, huile sur toile. Metropolitain Museum of Art, New York. Crédit : Photo Metropolitan Museum of Art.
 
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3 - Portraits
Scénographie
Portraits

Khnopff peint d’abord ses proches, notamment sa mère qu’il représente écoutant de la musique dans le confort douillet d’un salon bourgeois. Il exécute quelques rares portraits d’hommes, comme celui d’Edmond Picard, avocat et juriste, fondateur de la revue L’Art moderne. Il prend plus volontiers pour modèles des enfants âgés entre trois et cinq ans. Représentés en pied ou assis sur une chaise, et cadrés de manière serrée, ces petits personnages ont le sérieux d’adultes comme si le peintre avait voulu délibérément les placer hors du temps et hors de l’histoire. Plus rarement, il réalise des scènes de groupe. Il utilise ainsi l’artifice d’un escalier pour réunir les enfants de M. Nève. En 1887, il exécute le portrait de Marie Monnom, la fille d’un éditeur bruxellois. L’attitude réservée du modèle qui dissimule ses mains dans de longs gants inaugure une série de figures féminines empreintes de mystère et d’intériorité. Une secrète complicité unit le peintre à sa soeur Marguerite qui sera son modèle préféré, au moins jusqu’à son mariage en 1890. Il la représente à maintes reprises en faisant valoir sa haute silhouette et son charme androgyne. Il utilise fréquemment des photos qui lui permettent de réfléchir au choix des vêtements dont il l’affuble, aux attitudes et aux poses qu’il lui assigne. La photographie est aussi un moyen pour l’artiste d’exécuter les portraits peints de modèles absents ou disparus, telle Marguerite Landuyt, jeune fille décédée à l’âge de vingt ans.


 
Texte du panneau didactique
 
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Fernand Khnopff (1858-1921). Portrait de Marguerite Khnopff, 1887, huile sur toile, 96 x 74,5 cm. Bruxelles, Fondation Roi Baudouin. Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles (dépôt). MRBAB, Bruxelles. Photo F. Maes.
 
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Fernand Khnopff (1858-1921). Portrait des enfants de Monsieur Nève, 1893, huile sur toile. Collection privée. Crédit : Photo akg-images.
 
Fernand Khnopff (1858-1921). Portrait de Mademoiselle Van der Hecht, 1889, huile sur toile. Musées royaux des Beaux- Arts de Belgique, Bruxelles. Crédit : Photo J. Geleyns / Art Photography.
 
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4 - Memories
Scénographie
Memories

Conservé aux musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles, Memories est un grand pastel, malheureusement intransportable à cause de sa fragilité. L’oeuvre a été préparée par de nombreuses esquisses et études de détail, ce qui atteste du sérieux de l’entreprise. Sept femmes vêtues de longues robes et coiffées à la dernière mode déambulent dans un paysage verdoyant. Cinq d’entre elles portent une raquette de tennis. Khnopff a soigneusement préparé son tableau à l’aide de photos de sa soeur Marguerite. Memories peut être considéré comme une réponse à Un dimanche à la Grande Jatte peint trois ans auparavant par Seurat, dont il reprend le format. Seurat a voulu démontrer la pertinence de la technique pointilliste pour éterniser le bonheur d’un après-midi d’été. Khnopff au contraire place ses silhouettes féminines dans l’atmosphère mélancolique d’un crépuscule automnal. L’horizon est barré par une ligne de collines surbaissée et ne comporte aucun détail sur lequel l’oeil pourrait s’arrêter. Khnopff donne à chaque personnage la silhouette et le visage de Marguerite. Entre toutes ces figures étrangement semblables, aucune communication, aucun échange ne paraît possible. Memories (en français, Souvenirs) n’est ni un répertoire des modes de l’époque, ni une image publicitaire pour un sport de raquettes en plein développement. À travers le filtre de la mémoire, Khnopff entend instruire le procès du réalisme. Devançant de près de quarante ans son compatriote Magritte, il dénonce ainsi la « trahison des images ».
 
Texte du panneau didactique
 
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Fernand Khnopff (1858-1921). Memories (Souvenirs), 1889. Pastel sur papier marouflé sur toile, 127 X 200 cm. Non exposée.
Bruxelles ,Musées Royaux des beaux arts de Belgique.
 
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Animation graphique autour de Memories.
5 - La modernité de l'objectif
Scénographie
La modernité de l’objectif

Dans une conférence prononcée à l’académie des Beaux-Arts de Belgique en 1916, Khnopff avouait ne rien connaître à « la partie technique de la photographie ». Cependant, après sa mort on découvrit qu’il possédait un appareillage perfectionné, de nombreux manuels techniques et qu’il avait réalisé une quarantaine de portraits photographiques de sa soeur Marguerite. Entre 1889 et 1902, Khnopff a abondamment utilisé la photographie pour étudier la pose et la gestuelle de son modèle favori qu’il déguise en princesse de légende ou en divinité orientale. Il peut ainsi réfléchir au drapé de ses costumes et mettre en place les accessoires du décor. Il transpose ensuite sur la toile ou sur le papier ces images soigneusement composées et élaborées. Il les reproduit en supprimant les détails superflus et en accentuant leur côté immatériel. Par ailleurs, Khnopff a fait reproduire par un photographe de renom, Albert-Édouard Drains dit Alexandre (1855-1935), un certain nombre de ses oeuvres. Les clichés tirés par Alexandre sont imprimés sur des papiers photographiques et montés dans des cartons portant la mention « Alexandre photographe ». Plusieurs oeuvres de Khnopff, désormais perdues, Sibylle et Arum Lily, par exemple, ne sont connues qu’au travers des reproductions qu’en a tirées Alexandre. Certains de ces tirages ont été rehaussés au crayon, à la craie, à l’aquarelle ou au pastel par Khnopff lui-même. En mettant du rouge aux lèvres des femmes, en colorant en bleu l’aile d’Hypnos, il se réapproprie ces images et leur confère le statut d’oeuvres d’art.
 
Texte du panneau didactique
 
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Fernand Khnopff (1858-1921). Le sang de méduse, 1898. Crayon de couleur sur papier. Collection particulière. © Courtesy of Richard Nagy Ltd, London.
Scénographie
 
Fernand Khnopff (1858-1921).  Les Lèvres rouges, vers 1900. Photographie d’Alexandre rehaussée au crayon et au pastel. Collection Lucile Audouy. Photo : Thomas Hennocque.
 
Fernand Khnopff (1858-1921). Le masque au rideau noir, 1892, crayon et pastel sur papier, 26,5 x 17 cm. Collection particulière. © Christie’s Images/ Bridgeman Images.
6 - Sous le signe d’Hypnos
Scénographie
Sous le signe d’Hypnos

Khnopff est véritablement hanté par la figure du dieu du Sommeil, Hypnos. L’a-t-il découvert pendant ses études classiques à Bruxelles ou à la faveur d’un voyage à Londres au cours duquel il aurait pu admirer au British Museum le petit bronze attribué au sculpteur grec Scopas (IVe siècle avant J.-C.) ? Il copie cette sculpture à maintes reprises, la colore en bleu ou la surmonte d’un oiseau de nuit. Dans sa maison-atelier de l’avenue des Courses –, il place un moulage de la tête ailée au-dessus d’une armoire en verre, en guise d’autel votif. Hypnos apparaît pour la première fois en 1891 dans I Lock My Door Upon Myself. La petite tête à l’aile teintée en bleu, couleur du lointain et couleur du rêve, est placée dans une niche à droite du personnage principal. Elle figure au premier plan d’Une aile bleue (1894) sans que Khnopff ait songé à reconstituer l’aile manquante. En 1902, pour Blanc, noir et or, Khnopff reprend le sujet et la composition d’Une aile bleue mais substitue à la figure d’Hypnos celle d’Antinoüs, le favori de l’empereur Hadrien.
Il aurait effectué ce changement radical à la suite de la lecture de Monsieur de Phocas de Jean Lorrain, fasciné comme le héros du roman par « le regard de marbre de L’Antinoüs » du Louvre. À l’instar d’autres peintres symbolistes, Khnopff a choisi de réactiver les mythes antiques. Il prend comme sujet d’un de ses plus fameux tableaux OEdipe esquissant un étrange dialogue avec un sphinx à corps de guépard. Il consacre aussi plusieurs peintures et même une sculpture à Méduse. Il se conforme aux schémas traditionnels en la représentant avec une chevelure de serpents mais lui octroie sur la tête une paire d’ailes, à l’imitation d’Hypnos, figure tutélaire de son oeuvre.


 
Texte du panneau didactique
 
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Fernand Khnopff (1858-1921). L’Art ou Des Caresses,1896, huile sur toile, 50,5 x 150 cm.
Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Crédit : photo J. Geleyns Art Photography.
 
Fernand Khnopff (1858-1921). Sleeping Medusa ou Méduse endormie, 1896, pastel sur papier. Crédit : Collection Particulière.
 
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Fernand Khnopff (1858-1921). I Lock My Door Upon Myself, 1891, huile sur toile, 72 x 140 cm.
Munich, Neue Pinakothek. Crédit : Photo BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand Palais images BStGS.
 
Fernand Khnopff (1858-1921). Blanc, noir et or, 1902, aquarelle, pastel et gouache sur papier marouflé sur toile. Musées royaux des Beaux- Arts de Belgique, Bruxelles. Crédit : Photo J. Geleyns/ Art Photography.
 
Fernand Khnopff (1858-1921). Une aile bleue, 1894, huile sur toile. Collection Gillion Crowet 16 / Bruxelles. Crédit : Photo akg-images.
7 - De la femme et du nu
Scénographie
De la femme et du nu

Pour mettre en scène l’« éternel féminin », Khnopff a très tôt recours aux mythes. Ainsi, en 1883 il s’inspire du récit de Flaubert La Tentation de saint Antoine pour instaurer un face-à-face entre la reine de Saba, décrite sous les traits d’une femme séductrice et tentatrice, et l’ermite du désert. La femme peut être aussi un objet de désir comme dans le frontispice pour Femmes honnêtes de Joséphin Péladan (1888) en couverture duquel une femme nue est menacée par des mains cerclées de lourds bracelets. La gravure porte en exergue une citation empruntée au poète latin du Ier siècle de notre ère, Perse, « Pallentes radere mores » (« Blâmer les moeurs corrompues »), révélatrice de la misogynie ou en tout cas de la méfiance de Khnopff à l’égard du sexe féminin. Dans son triptyque, L’Isolement (1890-1904), les figures latérales incarnent deux tendances morales opposées : Acrasia personnifie la débauche et Britomart la chasteté. Au centre trône Solitude qui tient son épée à la manière d’un sceptre. Elle est le porte-parole des idéaux de Khnopff qui aspire à fondre en un seul être androgyne les caractéristiques masculines et féminines. Entre 1905 et 1910, Khnopff multiplie les dessins et tableaux de nus sensuels. Dépourvus de titres, ces oeuvres n’ont aucun contenu narratif. Malgré leur regard insistant, leurs lèvres peintes et leurs chevelures rousses, les femmes de Khnopff ne paraissent aucunement en proie aux tourments de la chair, à rebours des héroïnes de Klimt qui, au même moment, dessine d’une ligne brisée et saccadée des êtres de désir et de passion.
 
Texte du panneau didactique
 
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Scénographie
 
Fernand Khnopff (1858-1921). Acrasia. The Faerie Queen, 1892, huile sur toile. Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles. Crédit : Photo J. Geleyns / Art Photographie.
 
Légende.
 
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Le salon symboliste
Scénographie
 
Panneau didactique
 
Légende.
Scénographie avec le cercle d'or au sol
 
Un cercle d'or au sol ?
 
Légende.
Le cercle des inspirateurs
Photographies de Bruges
8 - Un rêve de primitifs Flamands
Scénographie
Un rêve de primitifs Flamands

Khnopff a vécu jusqu’à l’âge de six ans à Bruges où son père occupait la charge de substitut du procureur du roi. La nostalgie de ces années d’enfance se conjugue chez lui avec le souvenir d’époques plus lointaines. Une secrète complicité l’unit à Memling, le grand peintre flamand qui vécut et travailla à Bruges au XVe siècle. Les deux artistes partagent le même goût pour un dessin strict et appliqué qui enserre les formes et cherchent l’un et l’autre à traquer une vérité au-delà de l’apparence des choses. Dans une de ses oeuvres les plus marquantes, Une ville abandonnée, Khnopff figure la place Memling ou place du Mercredi à Bruges menacée par la marée montante. Au centre de l’image trône comme une présence in absentia le socle vide de la statue de Memling. Entre 1889 et 1892, puis à nouveau entre 1902 et 1905, Khnopff exécute plusieurs vues de Bruges. Il associe fréquemment un portrait de femme à une vue de la ville ou à un objet symbolique renvoyant à la cité des Flandres. Dans le choix des titres, il exprime aussi son compagnonnage intellectuel avec Grégoire Le Roy et Georges Rodenbach, deux de ses écrivains de prédilection. En 1892, Rodenbach publie Bruges-la-Morte dont Khnopff dessine le frontispice. Le livre est illustré de trente-cinq photographies touristiques qui inspireront à l’artiste plusieurs compositions. L’atmosphère mélancolique et désenchantée du roman est à l’unisson des vues peintes par Khnopff de canaux et de rues pavées, vides de toute présence humaine.
 
Texte du panneau didactique
 
Légende.
 
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Fernand Khnopff (1858-1921). Une Ville morte (Avec Georges Rodenbach),1889, pastel, crayons de couleurs et rehauts blancs sur papier. Crédit : Collection The Hearn Family Trust, New York.
Citation
 
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Fernand Khnopff (1858-1921). Souvenir de Flandre. Un canal, 1904, craie et pastel sur papier. Crédit : Collection The Hearn Family Trust, New York.