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Lettre n° 631
du 4 février 2026
 

Nos sélections de la quinzaine

 
 

 

 


 
      THÉÂTRE

 
 


Photo Nadege Le Lezec



 

LE CERCLE DE CRAIE CAUCASIEN. De Bertolt Brecht. Mise en scène Emmanuel Demarcy-Mota. Scénographie Natacha Le Guen de Kerneizon. Avec la Troupe du Théâtre de la Ville.
C’est un temps sanglant où les guerres font rage. La Géorgie est en conflit avec la Perse. Dans la province de Nukha, le gouverneur Georgi Abachvilli dicte sa loi, insensible à la misère du peuple. Le matin de Pâques, accompagné de Chalva, son aide de camp et de son cousin le prince Kazbeki, il se rend à la messe avec sa femme Natella et son fils nouveau-né, Michel. À la suite d’un attentat fomenté par Kazbeki et les autres princes, Georgi est exécuté. Natella s’enfuit alors avec Chalva, abandonnant leur fils. Servante au palais, Groucha recueille l’enfant et part de l’autre côté de la montagne rejoindre son frère malgré une promesse de mariage. C’est le début d’une longue traque à travers le Caucase. Héritier du gouverneur défunt, Michel est activement recherché par les hommes de Kazbeki. Les années passent, l’enfant grandit. Des soldats  finissent par le retrouver et s’en emparent. La révolution avortée, ils décident de rendre Michel à sa mère biologique mais Groucha s’y oppose avec force. À qui revient l’enfant? Azdak, un juge extravagant, doit trancher.
Basée sur une légende chinoise du sage Bao, l’histoire de ce conflit entre deux mères pour un enfant est une réflexion sur la justice et un choix moral, caractéristiques des œuvres de Brecht. À travers le prisme d’une parabole, le dramaturge réunit avec habilité les éléments du conte populaire et du drame social pour aborder les nombreuses questions sociales et politiques qui lui tiennent à cœur. ... (Lire la suite).





 


Photo Richard Richebe

 



 

DANS LE COULOIR. De Jean-Claude Grumberg. Mise en scène Charles Tordjman. Avec Jean-Pierre Darroussin, Christine Murillo.
Le couloir ouvre sur trois portes, celle de la cuisine, de la chambre à coucher et, tout au fond, sur une plus petite comme si elle se trouvait là à regret. Trois chaises soulagent de temps à autres les maux des deux octogénaires qui vont et viennent. Lui a la vue très faible. Elle est équipée d’un appareil auditif et d’un appareil dentaire. Deux parents à bout de souffle d’avoir passé leurs soixante-six ans de vie commune à se chamailler, deux parents avec enfants aujourd’hui «éparpillés».
Les enfants justement. Le cadet, presque quinquagénaire, vient de rentrer au bercail après des années vécues ailleurs. Il est là, derrière la petite porte, refuse tout repas en famille et ne répond pas lorsque ses parents lui parlent. Ce mutisme, ils ne le supportent pas. Après l’habituelle remise en question d’une éducation dont ils se rejettent la responsabilité, le père et la mère tentent de comprendre et d’arracher au moins une phrase au fils à travers la porte close. Ce sera «j’ai un plan, un plan qui nécessite un financement modeste».
La banalité du sujet est sauvée par l’écriture incisive de Jean-Claude Grumberg. Elle permet à deux très grands comédiens de donner à voir leur immense talent. ... (Lire la suite).





 


Photo Antoine Della

 



 

LE RÔTI. D’Amanda Sthers. Mise en scène Benjamin Elharrar. Avec Nader Boussadel, Valentin Giard, Audrey David, Vanessa Fery.
Jérôme et Mélanie attendent deux amis à dîner, Julie une ancienne correspondante de guerre reconvertie en pigiste et Medhi un graphiste avec lequel Jérôme travaille. Dire qu’ils n’ont pas pensé que ces deux-là pourraient se plaire serait mentir. Julie, célibataire endurcie, cumule les liaisons sans lendemain. Le couple sait peu de choses sur Medhi un quadra sympathique et plutôt introverti. Mélanie surveille de près un mari blagueur qui a tendance à s’exprimer sans filtre, ce qu’il fait dès l’apéritif. Au moment d’apporter le plat principal, Medhi refuse poliment la tranche de rôti de porc que Jérôme s’apprête à lui servir. Persuadés d’être ouverts et tolérants Jérôme et Mélanie s’étonnent. C’est le début de l’escalade, la soirée va être chaude!
Amanda Sthers fait fort avec cette comédie explosive où elle collectionne tous les lieux communs, maladresses et gaffes à ne pas prononcer. Et la victime ce soir-là est le pauvre Medhi, obligé de justifier ses choix. Il répond pourtant avec un calme que tout bobo franchouillard de souche pourrait lui envier jusqu’au moment où il va, bien sûr, péter les plombs.
La mise en scène très dynamique et le jeu spontané des comédiens, Nader Boussadel en tête, mettent en valeur des dialogues aux réparties provocatrices. ... (Lire la suite).






 
      EXPOSITIONS ET SITES

 
 

Photo Spectacles Sélection




 

GERHARD RICHTER. C’est une rétrospective impressionnante de l’œuvre de Gerhard Richter (né en 1932 à Dresde)  que nous offre la Fondation Louis Vuitton. Dans les 34 salles réparties au sein de 9 galeries, ce ne sont pas moins de 275 peintures à l’huile, sculptures en acier et en verre, dessins au crayon et à l’encre, aquarelles et photographies peintes qui sont exposés. Le parcours couvre six décennies du travail de cet artiste, de 1962 à 2017. Une dernière section nous présente également son ouvrage de 2022 à 2025, exclusivement consacré au dessin et à des commandes publiques.
Formé à l’École des Beaux-Arts de Dresde, Richter se familiarise avec la peinture d’histoire, la nature morte, le portrait, le paysage, mais nous n’avons aucune œuvre de cette période. Richter s’est en effet enfui de l’Allemagne de l’Est avec Ema, sa première femme, en 1961, pour s’installer à Düsseldorf puis à Cologne, où il vit et travaille encore aujourd’hui.
Dès la première salle nous sommes frappés par ses toiles qui toutes sont floues. En effet Richter ne peint pas directement d’après nature. Il utilise toujours un autre medium tels une photographie ou un dessin. Une vidéo tournée en 1969, Dans l’atelier de Gerhard Richter, nous le montre en train de peindre le Pont de Ruhrtal. Il commence par aller prendre une photo de ce pont, qu’il projette ensuite sur la toile qu’il va peindre. Il dessine avec précision le pont et le paysage alentour, le peint puis étale la peinture pour obtenir cet effet de flou.
Il peint aussi bien des membres de sa famille (il avait emporté avec lui des photos de celle-ci) que des objets du quotidien, tel du papier toilette, ou des événements dramatiques comme ces Huit infirmières qui ont été assassinées.
Dès les années 1960, Richter s’intéresse aux effets obtenus avec du verre ou des miroirs. Tout au long du parcours, nous voyons d’autres œuvres faites avec ce matériau: des miroirs d’angle colorés, des plaques de verre superposées, de grands miroirs où se reflètent les peintures exposées en face. Le summum est atteint avec le grand vitrail du transept sud de la cathédrale de Cologne, dont on voit une photographie. Il fait également confectionner une sphère en acier inoxydable où se reflète toute la pièce où elle est installée. ... (Lire la suite).





 
 
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