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Lettre n° 609-2
du 5 février 2025
 

Nos sélections de la quinzaine

 
 

 

 


 
      EXPOSITIONS ET SITES

 
 


Photo Archivio dell’arte/Luciano et Marco Pedicini




 

RIBERA. Ténèbres et lumière. Avec plus d’une centaine de peintures, dessins et estampes venus du monde entier, le Petit Palais rend hommage pour la première fois en France au grand peintre espagnol Jusepe de Ribera (1591-1652). En outre, depuis la réattribution du tableau du Jugement de Salomon par l’historien d’art Gianni Papi en 2002, qui a permis d’enrichir la production romaine de Ribera d’une soixantaine d’œuvres, cette exposition retrace pour la première fois l’ensemble de la carrière de l’artiste.
Le parcours retrace la vie du peintre, depuis son arrivée à Rome vers 1605-1606, il a alors quinze ans à peine, jusqu’à son extraordinaire séjour à Naples, alors possession espagnole. Il ne retournera jamais en Espagne.
À Rome, Ribera suit la voie du Caravage qui prône une peinture «d’après nature». Ce dernier quitte la capitale européenne des arts pour Naples en mai 1606. On ne sait pas si «Lo Spagnoletto» (le petit Espagnol) l’a rencontré, mais celui-ci reprend les fondements de la peinture du maître en les exacerbant. Pour ses contemporains, Ribera est «plus sombre et plus féroce» encore que Caravage. Grâce à sa virtuosité technique et sa rapidité d’exécution, il se fait rapidement connaître et reçoit des commandes des plus grands collectionneurs de Rome, tels  Scipione Borghese et Mario Farnese qu’il accompagne à Parme en 1611. Dans les premières sections, nous pouvons voir quatre tableaux (vers 1607-1609) appartenant à un Apostolado, une série de treize toiles représentant le Christ et les douze apôtres et deux toiles appartenant à une série d’allégories des cinq sens (vers 1615-1616), des ensembles à la mode à cette époque. Mais le plus intéressant est le magnifique Jugement de Salomon (vers 1609-1610) qui a permis d’attribuer à Ribera la soixantaine de toiles peintes par celui que l’on nommait jusqu’alors le «Maître du Jugement de Salomon» et que l’on croyait être un artiste français.
En 1616, Ribera s’installe à Naples où il épouse la fille d’un peintre déjà bien établi. Le Caravage, disparu en 1610, y avait laissé de nombreux chefs-d’œuvre. Très vite Ribera obtient de grandes commandes, non seulement des nombreux ordres religieux présents à Naples ainsi que des aristocrates locaux, mais aussi de clients espagnols. Sa carrière est fulgurante et il est nommé peintre de cour. ... (Lire la suite).




 


Photo Jeffrey Sturges


 

POP FOREVER, TOM WESSELMANN &… À la fin des années 1950, le Pop Art déferle des deux côtés de l’Atlantique, en Amérique du Nord comme en Europe. Il est difficile de dire quand commence le Pop et assurément il est encore bien vivant. C’est pourquoi les commissaires de cette exposition grandiose l’ont baptisée «Pop Forever». Pour cela, ils ont mis en avant l’un de ses représentants les plus célèbres, Tom Wesselmann (1931-2004) dont on voit quelque 150 œuvres et plus de 80 archives, accompagné par 35 artistes de 1917 à nos jours avec 70 de leurs œuvres, dont certaines ont été réalisées spécialement pour cette exposition.
Le Pop Art prend sa source dans la représentation de la bande dessinée, de la publicité, du cinéma, des célébrités, des robots ménagers et de tout ce qui concerne la vie courante. Ainsi les œuvres Pop célèbrent les noces de l’art et de la culture populaire.
C’est ce que manifeste l’art de Wesselmann qui débute la peinture à la fin des années 1950, à une époque où pourtant l’art abstrait prédomine aux États-Unis. Lui s’intéresse au vocabulaire iconographique de son temps, incorporant dans ses œuvres de la publicité, des panneaux d’affichage, des images et même des objets. S’il prend pour thèmes des genres classiques de la peinture tels la nature morte, le nu, le paysage, il les traite d’une manière très originale, à mi-chemin entre la peinture et la sculpture. Dans certaines compositions, il incorpore même des lumières, des sons, des vidéos. Ses œuvres les plus spectaculaires, ses Standing Still Lifes, sont à la croisée de la peinture et des installations.
Il fallait bien les quatre niveaux de la Fondation Louis Vuitton pour présenter une telle exposition. Elle commence avec quelques œuvres emblématiques des années 1950-1960 d’artistes tels Roy Lichtenstein, Marjorie Strider, Andy Warhol et quelques autres, autour de celles de Wesselmann. On y voit des installations spectaculaires comme celle de Yayoi Kusama, Self-Obliteration (1966-1974), des objets gigantesques comme ces interrupteurs de Claes Oldenburg (Light Switches – Hard Version, 1964) ou cette Fiat 128 compressée et peinte de Sylvie Fleurie (Skin Crime 3 (Givenchy 318), 1997).
Viennent ensuite des «Natures mortes», mais ces Still Lifes, souvent faits avec des affiches ou des  panneaux publicitaires, prennent des proportions gigantesques comme cette orange (Still Life #44, 1964), ce sandwich (Still Life #33, 1963) ou cette pomme (Still Life #29, 1963). L’utilisation d’objets du quotidien dans les œuvres de Wesselmann fait écho au mouvement Dada et en particulier à la fameuse Fontaine (1917) de Marcel Duchamp, un simple urinoir acheté dans le commerce et présenté comme une œuvre d’art, ready-made. ... (Lire la suite).


 

 
 
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